mardi 29 novembre 2016

Jiří Kylián 29 novembre - 31 décembre 2016


BELLA FIGURA
Musique -Lukas Foss, Gian Battista Pergolese, Alessandro Marcello, Antonio Vivaldi, Giuseppe Torelli
Lento, extrait de Salomon Rossi Suite de Lukas Foss
Grave, extrait du Stabat Mater de Gian Battista Pergolese
Andante, extrait de Salomon Rossi Suite de Lukas Foss
Adagio, extrait du Concerto pour hautbois et cordes en ré mineur d`Alessandro Marcello
Andante, extrait du Concerto pour deux mandolines et cordes d’Antonio Vivaldi
Grave, extrait du Concerto grosso op. 8 n° 6 de Giuseppe Torelli
Lento, extrait de Salomon Rossi Suite de Lukas Foss
Extrait du Stabat Mater de Gian Battista Pergolese
Chorégraphie et décors - Jiří Kylián (I 995)
Costumes - Joke Visser
Lumières - Jiří Kylián, Tom Bevoort adaptées par Kees Tjebbes
Entrée au répertoire du Ballet de l'Opéra le 23 mars 2001.
Durée : 25 mn

Distribution de la Première 29 novembre 2016
Eleonora Abbagnato, Dorothée Gilbert, Laëtitia Pujol, Alice Renavand, Christelle Granier
Alessio Carbone, Sébastien Bertaud, Alexis Renaud, Yvon Demol

Laëtitia Pujol - Bella Figura


TAR AND FEATHERS
Musique Wolfgang Amadeus Mozart (Concerto pour piano n° 9), Dirk Haubrich (Composition additionnelle)
Tomoko Mukaiyama (Improvisations live)
Chorégraphie et décors - Jiří Kylián (2006)
Costumes - Joke Visser
Lumières - Kees Tjebbes
Piano - Tomoko Mukaiyama
Entrée au répertoire
Durée : 25 mn

Distribution de la Première 29 novembre 2016
Dorothée Gilbert, Aurélia Bellet, Lydie Vareilhes
Josua Hoffalt, Yvon Demol, Antonio Conforti

Aurélia Bellet et  Yvon Demol - Tar and feathers


SYMPHONIE DE PSAUMES
Musique - Igor Stravinsky (Symphonie de psaurnes, 1930)
Chorégraphie - Jiří Kylián (1978)
Décors - William Katz
Costumes - Joop Stokvis
Lumières - Jiří Kylián, Joop Caboort adaptées par Kees Tjebbes
Entrée au répertoire 
Durée : 25 mn

Distribution de la Première 29 novembre 2016
Eleonora Abbagnato, Marie-Agnès Gillot, Muriel Zusperreguy, Caroline Bance, Marion Barbeau, Christelle Granier, Charlotte Ranson, Marion Gautier de Charnacé
Stéphane Bullion, Josua Hoffalt, Hugo Marchand, Marc Moreau, Alexis Renaud, Daniel Stokes, Pablo Legasa, Antonin Monié

Stéphane Bullion et Muriel Zusperreguy - Symphonie de psaumes

samedi 22 octobre 2016

George Balanchine 22 octobre-15 novembre 2016


Mozartiana
Musique - Piotr llyitch Tchaikovski (suite n" 4 en sol majeur. Op. 61)
Chorégraphie - George Balanchine (1981) réglée par Maria Calegari
Costumes - Rouben Ter-Arutunian transmis par Holly Hynes
Lumieres  - Mark Stanley
Entrée au répertoire
Durée : 25 mn
Laura Hecquet et Josua Hoffalt (Mozartiana)


Projection d'un film en hommage à Violette Verdy : 5 mn

Sonatine  
les 22, 25, 26, 27 et 28 octobre 2016
Musique - Maurice Ravel (Sonatine pour piano en fa majeur)
Chorégraphie - George Balanchine (1975) réglée par Bart Cook
Lumières -  Mark Stanley
Piano - Elena Bonnay
Ballet entré au répertoire du Ballet de l`Opéra national de Paris le 12 décembre 1975.
Durée : 15 mn


Stéphane Bullion et Laëtitia Pujol (Brahms-Schönberg Quartet Intermezzo)

Brahms-Schönberg Quartet
Musique - Johannes Brahms (Quatuor pour piano et cordes en sol mineur, op. 25) orchestrée par Arnold Schönberg
Chorégraphie - George Balanchine (1966)
Décors et costumes - Karl Lagerfeld
Lumières - Mark Stanley
Ballet entré au répertoire du Ballet de l`Opéra national de Paris le 2 juillet 2016.
Durée : 50 mn

Amandine Albisson - Stéphane Bullion (Violin Concerto Aria I)

Violin Concerto
Musique - Igor Stravinsky (Concerto pour violon et orchestre en ré majeur)
Chorégraphie - George Balanchine (1972) réglée par Bart Cook
Lumières -  Mark Stanley
Violon -  Frédéric Laroque
Ballet entré au répertoire du Ballet de l`Opéra national de Paris le 2 juin 1984.
Durée : 50 mn

Violin Concerto final

lundi 26 septembre 2016

Sehgal/Peck/Forsythe/Pite


Sehgal/Peck/Forsythe/Pite

Quatre oeuvres
Chorégraphie - Tino Sehgal
Grand vestibule : This is so contemporary (2004)
Grand foyer, la rotonde de lalune, la rotonde du soleil : Yet untitled (2013)
Salon du glacier : Kiss (2003)
Galerie du glacier : Instead of allowing something to rise up to your face dancing bruce and dan and other things (2000)

Défilé du ballet (les 24 et 26 septembre)
Musique - Hector Berlioz extrait de la Marche des Troyens (1863)
Direction musicale - Maxime Tholance
Orchestre de l'Opéra national de Paris

In Creases

In Creases
Musique - Philip Glass (Four Movements for two pianos, premier et troisième mouvements)
Chorégraphie - Justin Peck (2012)
Costumes - Justin Peck
Lumières - Mark Stanley
Piano - Elena Bonnay et Vessela Pelovska
Entrée au répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris le 24 mars 2016

Blake Works I
Musique - James Blake
Chorégraphie - William Forsythe
Costumes - Dorothée Merg  & William Forsythe
Lumières - Tanja Rühl & William Forsythe
Musique enregistrée
Entrée au répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris le 4 juillet 2016

The Seasons' canon

The Seasons' canon
Musique  - Max Richter (Recomposed : Antonio Vivaldi The Four Seasons)
Chorégraphie - Crystal Pite
Décors - Jay Gower Taylor
Costumes - Nancy Bryant
Lumières  - Tom Visser
Musique enregistrée
Création
Durée 35 mn

Sans titre, 2016
(Sans titre),  2016
Musique - Ari Benjamin Meyers
Chorégraphie - Tino Sehgal
Ingénieur du son - Thomas Lyn
Claviers, coordination musicale et technique - Stéphane Gasquet
Claviers - Jan Stümke
Batterie - Frantxoa Erreçaret
Percussions - Stanislas Grimbert
Basse guitare - Laurent Salzard
Guitare électrique - Olivier Rocabois
Violoncelle - Sabine Balasse
Saxophone baryton - Cyrille Méchin
Durée 15 mn


Saison 2016-2017

mardi 9 août 2016

Bye Bye 2015-2016


Saison 2015-2016

Gala d'ouverture de la saison
Clear, Loud, Bright, Forward  - Thème et variations - Le défilé du Ballet
Benjamin Millepied, George Balanchine
24 septembre 2015, Opéra Garnier
Review
Benjamin Millepied - Jerome Robbins - George Balanchine
Clear, Loud, Bright, Forward - Opus 19/ The Dreamer - Thème et variations
25 septembre-11 octobre 2015, Opéra Garnier
Review

Anne Teresa de Keersmaeker 
Bartók-Beethoven-Schönberg
Quatuor n°4 - Die Grosse Fuge - Verklärte Nacht
21 octobre - 8 novembre 2015, Opéra Garnier
Programme - Review

La Bayadère 
Rudolf Noureev
17 novembre - 31 décembre 2015, Opéra Bastille
Programme


Christopher Wheeldon/Wayne McGregor/Pina Bausch 
Polyphonia - Alea Sands - Le Sacre du printemps
Christopher Wheeldon - Wayne McGregor - Pina Bausch
3-31 décembre 2015, Opéra Garnier
Programme

Jérôme Bel - Benjamin Millepied - Jerome Robbins 
Tombe - La nuit s'achève - Les Variations Goldberg
5-20 février 2016, Opéra Garnier
Programme - Adieux Benjamin Pech


Iolanta - Casse-Noisette
Sidi Larbi Cherkaoui -  Édouard Lock - Arthur Pita
9 mars - 1er avril 2016, Opéra Garnier
Programme - Review


Roméo et Juliette
Rudolf Noureev
19 mars - 16 avril 2016, Opéra Bastille
Programme - Adieux Pascal Aubin

Alexeï Ratmansky - George Balanchine - Jerome Robbins - Justin Peck 
Seven Sonatas - Duo Concertant - Other Dances - In Creases
24 mars - 5 avril 2016, Opéra Garnier
Programme
Les Applaudissements ne se mangent pas 
Maguy Marin
25 avril - 3 mai 2016, Opéra Garnier
Programme

Le Parc,  Teatro dell'Opera di Roma
Angelin Preljocaj
5-11 mai 2016, Teatro Costanzi, Rome
Review - Vidéo promo
Giselle
Jean Coralli & Jules Perrot
27 mai - 13 juin 2016, Opéra Garnier
Programme - Première


Justin Peck - George Balanchine 
Entre chien et loup - Brahms-Schönberg Quartet
2-15 juillet 2016, Opéra Garnier
Programme - Adieux Myriam Kamionka


William Forsythe
Of Any if And - Approximate Sonata - Blake Works I
4-16 juillet 2016, Opéra Garnier
Programme

Œuvre de la saison 2015-2016
Le Jeune homme et la mort
Roland Petit
15-19 Juin 2016, Teatro Massimo, Palerme

samedi 6 août 2016

Œuvre de la saison 2015-2016


Le Jeune homme et la mort
Roland Petit
Teatro Massimo di Palermo
15-19 juin  2016


Le meilleur souvenir de la saison n'est pas à l’Opéra de Paris mais parisien tout de même, par son histoire, son cadre et ses danseurs, Eleonora Abbagnato et Stéphane Bullion. Les deux étoiles parisiennes, invitées une semaine en juin à l'opéra de Palerme pour une soirée en hommage à Roland Petit ont fait honneur au chorégraphe français et à son œuvre la plus emblématique.


Chef d’œuvre intemporel de Jean Cocteau et de Roland Petit, Le jeune homme et la mort, quinze minutes de danse virtuose, mais surtout de théâtralité expressionniste et d’émotions variées, déroule son drame sur une musique inspirée, la Passacaille de Jean-Sébastien Bach. L'opéra de Palerme avait donc transformé la grande scène du magnifique Teatro Massimo en atelier parisien, et mis son orchestre à la disposition du mimodrame existentialiste.



Eleonora Abbagnato et Stéphane Bullion, deux des derniers danseurs favoris de Roland Petit ont transporté le public avec maestria au cœur de cette histoire tragique.
Eleonora Abbagnato figure hiératique du destin, module avec saccade son intraitable dessein avec hauteur et mépris, ruse et violence. Elle est la mort faite femme, insidieux sujet et emblème de l’amour déçu d’un jeune homme devenu son jouet, sa proie et sa victime. Il y a chez elle, cette maîtrise du geste et des expressions qui en deviennent presque naturels malgré la grande théâtralité du propos.


A ses côtés, Stéphane Bullion continue d'explorer le rôle avec profondeur. Il déploie une infinité d’émotions avec poésie et justesse. Son Jeune homme sentimental est de chair et de fragilité. Il fait vivre son personnage au rythme de sa propre respiration. Son personnage évolue dans le monde du doute, de la peur à l’effroi, de la tristesse à l'espoir, de la sensualité à la violence du désespoir. Une narration en soi, pleine de nuances et de sincérité dont l'intensité fait office de fil directeur. Dans une révolte contre lui-même, entre abandon sensuel, jouissance sexuelle, fébrilité du doute et violence des sentiments, le désespoir l’emporte. La figure dramatique de la mort victorieuse clôt le ballet dans la poésie, avec la marche saisissante des deux protagonistes sur les toits éclairés d'une nuit de pleine lune parisienne.
Des interprètes exceptionnels pour un ballet parfait.



Le jeune homme et la mort
Chorégraphie - Roland Petit (1946)
Livret - Jean Cocteau
Musique - Jean Sébastien Bach Passacaille en do mineur BWV 582
Décors - Georges Wakhevitch
Costumes - Karinska et Christian Bérard
Orchestre du Teatro Massimo di Palermo
Direction - Alessandro Ferrari

vendredi 15 juillet 2016

Adieux Myriam Kamionka


Myriam Kamionka -  Stéphane Bullion
Myriam Kamionka - Stéphane Bullion

Amandine Albisson -Myriam Kamionka -  Stéphane Bullion
Amandine Albisson -Myriam Kamionka -  Stéphane Bullion

lundi 4 juillet 2016

William Forsythe 4-16 juillet 2016

Of Any If And
Entrée au répertoire
Musique - Thom Willems
Chorégraphie, scénographie & lumières - William Forsythe
Costumes - Stephen Galloway
Text - Dana Caspersen, William Forsythe
Durée : 20 mn

Distribution de la Première, 4 juillet 2016
Vincent Chaillet - Eléonore Guérineau

Vincent Chaillet - Eléonore Guérineau


Approximate Sonata
Nouvelle version
Musique -  Thom Willems
Chorégraphie, scénographie & Lumières - William Forsythe
Costumes - Stephen Galloway
Durée : 25 mn

Adrien Couvez - Alice Renavand
Distribution de la Première, 4 juillet 2016
Adrien Couvez - Alice Renavand
Audric Bezard - Marie-Agnès Gillot
Eleonora Abbagnato - Alessio Carbone
Hannah O'Neill - Fabien Révillion

Eleonora Abbagnato

Blake Works I
Création
Musique - James Blake
Chorégraphie - William Forsythe
Costumes - Dorothée Merg  & William Forsythe
Lumières - Tanja Rühl & William Forsythe
Durée : 25 mn

Ludmila Pagliero

Distribution de la Première, 4 juillet 2016
Ludmila Pagliero, Léonore Baulac, Fanny Gorse, Sylvia-Cristelle Saint-Martin, Lydie Vareilhes, Laure-Adélaïde Boucaud, Roxane Stojanov, Camille Bon, Eugénie Drion, Marion Gautier de Charnacé, Clémence Gross, Amélie Joannidès, Caroline Osmont, François Alu, Hugo Marchand, Germain Louvet, Jérémy-Loup Quer, Simon Valastro, Grégory Gaillard, Pablo Legasa, Paul Marque, Maxime Thomas

samedi 2 juillet 2016

Justin Peck-George Balanchine 2-15 juillet 2016


Entre chien et loup - Brahms Schönberg Quartet
Direction musicale - Patrick Lange
Orchestre de l'Opéra national de Paris


Arthus Raveau, Marc Moreau, Sae Eun Park

Entre chien et loup
Musique – Francis Poulenc Concerto pour deux pianos et orchestre en ré mineur, 1932
Chorégraphie – Justin Peck
Décors – John Baldessari
Costumes – Mary Katrantzou
Lumières – Urs Schönebaum
Pianos - Frank Braley – Emmanuel Strosser
Création
Durée - 25mn

Distribution de la Première, 2 juillet 2016
Valentine Colasante (orange), Marion Barbeau (vert clair), Sae Eun Park (rose), Letizia Galloni (parme), Ida Viikinkoski (vert foncé)
Arthus Raveau (violet), Allister Madin (cyan), Marc Moreau (jaune), Daniel Stokes (gris), Alexandre Gasse (bleu cobalt), Antonio Conforti (rouge)



Mathieu Ganio - Dorothée Gilbert
Brahms-Schönberg Quartet (Premier mouvement)

Brahms-Schönberg quartet
Musique – Johannes Brahms Quatuor pour piano n°1 en sol mineur, op.25, 1861 orchestré par Arnold Schönberg (1937)
Chorégraphie – George Balanchine 1966 réglée par Maria Calegari et Bart Cook
Décors et costumes – Karl Lagerfeld
Lumières – Mark Stanley
Entrée au répertoire
Durée : 50 mn

Distribution de la Première, 2 juillet 2016
Premier mouvement (Allegro)
Dorothée Gilbert, Mathieu Ganio & Sabrina Mallem
Deuxième mouvement (Intermezzo)
Amandine Albisson, Stéphane Bullion
Troisième mouvement (Andante)
Myriam Ould-Braham, Mathias Heymann
Quatrième mouvement (Rondo Alla Zingarese)
Laura Hecquet, Karl Paquette




Amandine Albisson - Stéphane Bullion
Brahms-Schönberg Quartet (Deuxième mouvement)


lundi 30 mai 2016

Giselle, Première 28 mai 2016


Amandine Albisson - Stéphane Bullion

Giselle est donc enfin de retour sur la scène de l’Opéra Garnier après une assez longue absence (2009), mais le ballet, souvent donné en tournée, n’est pas un oublié du répertoire. On s’explique mal cette absence à Paris, d’autant plus que c’est un favori des danseurs comme du public.
Une série de défections a malheureusement ponctué les dernières semaines chez les Etoiles du ballet, en premier lieu d’Emilie Cozette à Laura Hecquet avant même les distributions par dates connues, puis celles de Josua Hoffalt, Laëtitia Pujol, qui joue de malchance depuis la captation de 2006 (alors que c'était son rôle fétiche) et Alice Renavand, jusqu’au soir de cette Première avec celle à la dernière minute de Myriam Ould-Braham et par ricochet de son partenaire Mathieu Ganio qu’on espère voir par la suite.

Amandine Albisson - Stéphane Bullion
C’est donc Amandine Albisson et Stéphane Bullion, duo de l’Avant-Première qui s’était tenue la veille qui ont été sollicités à l’improviste pour lancer le retour à Paris de ce ballet mythique.
Il s’agissait pour Amandine Albisson d’une prise de rôle (l’avant-première n’étant pas statutairement comptabilisée comme une représentation). A l’invitation d’Eleonora Abbagnato, elle avait cependant déjà dansé le ballet à l’Opéra de Rome à l’automne dans la version de Patricia Ruanne, coachée par cette dernière. Amandine a également bénéficié de l’expérience de Stéphane Bullion, habitué du rôle dont il connaît tous les contours et qu'il a déjà dansé à l'Opéra avec trois partenaires différentes.

Amandine Albisson - Stéphane Bullion
Amandine Albisson est une Giselle atypique par ses propres caractéristiques de ballerine solaire et flamboyante et le couple a su utiliser cette différence pour proposer une interprétation originale du ballet de Coralli-Perrot.
Elle présente ainsi une Giselle tonique, voire extravertie dans le premier acte, au flirt sans complexe, aux côtés du Loys cynique de Stéphane Bullion, dragueur éhonté, qu’elle préfére à Hilarion, rejeté sans hésitation. Les mouvements sont amples, elle rayonne dans sa danse plutôt terrienne, c’est une paysanne, et mène joliment la première partie du ballet avec son énergie et sa fraîcheur. Une fois Albrecht confondu, elle se lance dans une hystérie en accord avec ce personnage généreux qu’elle avait dessiné, tel un ouragan.
Albrecht jusqu’alors plutôt roué dans ses intentions et constamment dans ses apparitions de Loys "pressé de conclure" sa petite affaire, ne prend conscience de sa responsabilité qu’au moment ultime où elle git dans ses bras, introduisant ainsi une cohérence avec la suite du ballet.

Stéphane Bullion
Le remords envahit donc le deuxième acte introduit par la poésie de l’entrée d’Albrecht suivi du premier pas de deux. Dans ce long dialogue avec lui-même, Stéphane Bullion passe dans une autre dimension. De l’Albrecht sûr de lui, il ne reste plus rien. Albrecht triste aux lys chéris, Giselle devenue Wili, dialogue d’hallucinations dans l’irréel, peut-être la plus belle scène de la soirée. Le plateau de Garnier est très sombre, le tutu de Giselle s’envole comme par magie.

Amandine Albisson - Stéphane Bullion
Par la suite, la Giselle spectrale d’Amandine Albisson est réellement fantomatique. Elle n’a pas la silhouette diaphane des Giselle de l’Opéra mais son regard absent est très puissant et renvoie à ce moment de folie du premier acte. Elle va protéger son aimé avec une même énergie mais cette fois désincarnée et gagner finalement sinon l’amour fou, le respect de ce dernier. Ses équilibres sont comme suspendus dans le temps, son évolution dans les bras d’Albrecht évanescente.

Amandine Albisson - Stéphane Bullion
Victime désignée des Wilis, Stéphane Bullion va prendre en charge l’aspect dramatique de la deuxième partie de l’acte en interprétant un Albrecht se liquéfiant au fur et à mesure du ballet, montrant bien l’évolution de son épuisement. Il enlève d'abord une première variation pure et tonique des cambrés signifiants  à la puissante révoltade, puis dans une supplique poignante à Myrtha et aux autres Wilis dans sa deuxième variation introduite par des sauts de basque spectaculairement emprunts de la violence du désespoir.
L'aube arrive, les amants virtuels ont résisté, et dans un final magnifique de poésie, Giselle fait entrevoir l’avenir à Albrecht dévasté. Hagard, il voit Giselle lui échapper mais marche vers le futur, transformé.

Amandine Albisson - Stéphane Bullion
Amandine Albisson et Stéphane Bullion ont donc surgi au dernier moment dans une distribution avec laquelle ils n’avaient pas répété, ce qui dans Giselle heureusement n’est pas capital, Stéphane Bullion ayant déjà interprété le rôle aux côtés de Vincent Chaillet et Sébastien Bertaud auparavant pour les seules vraies interactions avec d’autres personnages.
On peut regretter aux vues de l’Hilarion de Vincent Chaillet, un rien noble, qu’il n’ait pas la possibilité cette année d’interpréter Albrecht. Son Hilarion est sensible rappelant celui de Yann Bridard, ce qui le place presque en victime touchante dans la scène de la folie lorsque Stéphane Bullion le désigne responsable de la mort de Giselle.

Amandine Albisson, Stéphane Bullion et Valentine Colasante
La Myrtha de Valentine Colasante qui faisait elle aussi ses débuts possède déjà la dimension dramatique du rôle. Son entrée martiale est très prenante et elle mène son royaume d’une main de maître.
Le corps de ballet est très en place, chez les paysans comme chez les Wilis et François Alu et Charline Giezendanner rayonnent dans l’ingrat pas de deux des paysans, parfaits contrepoint pragmatique à l’idéal du couple principal.
Une fois la fumée disparue, le charme opère encore et on se dit que ce très beau ballet devrait être plus souvent à Paris

Vincent Chaillet - Amandine Albisson - Stéphane Bullion - Valentine Colasante