Affichage des articles dont le libellé est Siddharta. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Siddharta. Afficher tous les articles

dimanche 27 mars 2011

DVD Siddharta

DVD  Arthaus Musik
Filmé les 2, 6 et 9 avril 2010
Moins d’un an après sa création, Siddharta d’Angelin Preljocaj sur une musique originale de Bruno Mantovani sort en DVD (voir synopsis du ballet Siddharta 18 mars-11 avril 2010 et critique du ballet Siddharta).

La gageure du réalisateur était de retranscrire l’ambiance empreinte d’esthétisme dans laquelle Angelin Preljocaj a niché sa chorégraphie dans l’immensité de l’opéra Bastille, les effets des décors monumentaux de Claude Lévêque auxquels s’ajoutaient la profondeur ou la violence des sonorités de Bruno Mantovani risquant d’être un peu altérés par le support.
Cependant, la prise de vue dynamique -parfois un peu trop les danseurs sortent parfois des gros plans- de Denis Caïozzi avec des plans larges qui utilisent l’espace dans son ensemble  se tire bien de cet écueil, tout comme de la gestion de la faible luminosité du ballet qui nuit quand même parfois au piqué de l’image.

Stéphane Bullion- Nicolas Le Riche


Les lumières de Dominique Bruguière sont souvent capturées dans une splendeur saisissante qui magnifie les scènes, notamment lors des passages de l’Eveil et des messagères dans leurs costumes vaporeux qui jouent  sur les contrastes de teintes et des reflets sur le sol, mais aussi des ermites. Le pas de deux final se présente également intact dans sa forte intensité des contrastes. La pénombre est aussi utilisée comme outil contextuel lorsqu’elle fait ressortir les corps dans les duos entre Stéphane Bullion et Nicolas Le Riche.

Aurélie Dupont - Nicolas Le Riche

Le mixage de la bande son atténue un peu les pics sonores qui saisissaient dans la salle et si ce n’est pas tout à fait regrettable sur la guitare qui accompagne les apparitions de Siddharta, la scène des mortifications n’aurait sans doute pas souffert de l’utilisation à plein de cette explosion sonore.

Dans l'ensemble, le pari de restituer l'histoire sur l'écran est réussi et les plans rapprochés permettent une nouvelle vision de l'oeuvre qui se diluait en peu dans la profondeur de la scène en live.


Distribution
Siddharta Nicolas Le Riche
L’Eveil Aurélie Dupont
Ananda, le compagnon de Siddharta Stéphane Bullion
Le roi Wilfried Romoli
Sujata Muriel Zusperreguy
Yasodhara  Alice Renavand

Stéphane Bullion, Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche, Susanna Mällki, Bruno Mantovani
Angelin Preljocaj, Claude Lévêque

mardi 20 avril 2010

L'éveil de Siddharta

 
Stéphane Bullion - Alice Renavand

dimanche 4 avril 2010

Siddharta

L'Eveil et Siddharta
Alice Renavand - Stéphane Bullion

Investir l’Opéra Bastille avec un ballet est le challenge en cours pour quelques chorégraphes renommés, d’abord Angelin Preljocaj avec Siddharta avant Jiří Kylián et sa nouvelle version de Kaguyahime. Wayne McGregor a encore une année pour y réfléchir avant de présenter l’Anatomie de la sensation la saison prochaine.

 Nicolas Le Riche - Stéphane Bullion
Christelle Granier - Séverine Westermann

Angelin Preljocaj a parié sur un effet conjugué du monumentalisme, dans la musique, dans les décors et en quelque sorte dans les effets de lumières, notamment sur ce sol  brillant qui reflète et diffuse les mouvements, et de serrer en revanche sa chorégraphie pour mieux la faire ressortir, tout en employant un vaste corps de ballet. Il s’est associé des créateurs talentueux, Bruno Mantovani, Claude Lévêque ou Dominique Bruguière, ainsi que l’écrivain Eric Reinhardt pour servir une narration fleuve dans l’événementiel mais minimaliste dans l’expression qu’il utilise. Il procède ainsi de la littérature source du propos comme un écrin dans lequel le parcours de Siddharta s’inscrit, comme une évocation visuelle, plus que de l’exploitation littérale servant de livret à la chorégraphie du héro. Il en résulte un ballet  presque abstrait dont chaque élément tient le propos narratif par touches qui liées les unes aux autres mènent Siddharta au bout de sa quête.

Chez les ermites
Nicolas Le Riche - Stéphane Bullion

De la terre noire qui exhale les forces du mal, au châssis gigantesque d’un camion qui surgit au milieu d’une forêt de tuyaux géants, l’accomplissement de Bouddha se termine sur une scène nue au milieu des hommes, véritables porteurs du message électif. Comme il ouvre presque le ballet alors que Siddharta constate l’impuissance de son règne, le roi son père se soumet à la voie de la révélation dans la scène finale au royaume de la sérénité.

 L'épidémie

Entre temps, se succèdent seize tableaux dans ces décors ascétiques mais imposants, un corps de ballet las comme les habitants souffrant du monde, les pantins excités de la cour qui se vautrent sur des lingots d’or, les motards improbables et indiscernables, les cadavres victimes et source de la révolte, les ermites aux solutions insatisfaisantes. L’idée d’imposer la souffrance, les disfonctionnements ne se fait pas à grands coups de gestuelle démonstrative mais par un corps de ballet souvent en nombre réduisant ses mouvements pour montrer cette impossibilité à se réaliser que Siddharta seul va pouvoir trouver au prix d’un long cheminement.

Stéphane Bullion et les messagères

Tout est noir ou sombre et de ce marasme contraste la révolte de Siddharta qui se dore au son d’un riff hendryxien et la voie qui le mène sur l’accomplissement, les très pinkfloydiennes messagères et leur emblématique Eveil qui se manifestent parfois aux accents de Sylphide et aux alignements de cygnes. Elles exhalent des teintes chaleureuses si ce n’est joyeuses avec leurs robes de tulle dans les lumières dorées se reflétant sur le sol, luisant ,une sorte de paix que soutient une musique plus aérée face à aux oppressantes sonorités qui répliquent  les affres de Siddharta et son compagnon Ananda. Le monde, terriblement matériel s’affronte à l’esprit, souvent léger et impalpable pour conduire et rythmer la narration. La musique de Bruno Mantovani soutient et illustre brillamment ces ambiances restituées par l’orchestre de l’opéra de Paris, galvanisé par la remarquable Susanna Mälkki.

Siddharta et Ananda
Nicolas Le Riche - Stéphane Bullion


Angelin Preljocaj a choisi trois puissants félins pour incarner Siddharta, et si l’on retrouve dans l’énergie et dans la tension corporelle, une même énergie chez ces trois danseurs, les qualités intrinsèques de chacun dictent une ligne directrice dans la perception du personnage. La ferveur cristalline de Stéphane Bullion renforce une narration qu’il brode et enrichit aux contacts de son univers alors que la linéarité de Jérémie Bélingard et Nicolas Le Riche écrase un peu la richesse du personnage au profit d’une conception esthétique et imposante de Siddharta, un crescendo chez Nicolas Le Riche dans la tension, une vitesse ravageuse chez Jérémie Bélingard qui plante son héro dès son entrée en scène.

Nicolas Le Riche - Wilfried Romoli - Alice Renavand

Nicolas Le Riche traverse l’histoire avec l’assurance d’une technique sans faille et assoit son personnage sur une forte détermination. Fils de roi un peu blasé, il dresse presque déjà le Bouddha qu’il va devenir dès le début du ballet avec une aura majestueuse. Dans la distribution qu’il conduit,  le summum est sans conteste la rencontre avec l’Ananda de Stéphane Bullion qui, en elle-même, est l’essence de la puissance et de la virtuosité, mais qui aussi déclenche la révélation de Siddharta qui jusqu’à ce moment semble un peu en retrait dans l’expressivité corporelle. Une fois épuré et littéralement vidé de son énergie, il semble renaître, s’être départi de ses attitudes nonchalantes esthétisantes qui sont encore présentes dans la première partie de l’œuvre. Sa danse est jusqu’alors léchée mais peu impressionnante. De ce pas de deux de la mortification, où poussé à bout dans sa puissance par Stéphane Bullion, il déploie son énergie bien connue, il ressort un autre homme qui danse différemment, qui irradie de charisme. Il est près à recevoir l’Eveil avec un potentiel illimité de répondant. Nicolas Le Riche prend alors la scène comme le gigantesque terrain de sa suprématie.

Jérémie Bélingard - Clairemarie Osta

Ce terrain, Jérémie Bélingard l’occupe dès la première minute. Il est un Siddharta flashy, peut-être la tornade rock’n’roll qu’Angelin Preljocaj avait mentionné à Bruno Mantovani pour créer la musique, et l’aspect méditatif et utilisation de la force intérieure sont absents de son personnage. Il joue plus de la vitesse, des pirouettes vertigineuses, de la souplesse de son buste dans les rotations. Comme il n’a pas non plus de déclic externe de la part de ses partenaires, il mène son chemin tout seul et d’ailleurs il le fait très bien. En ce sens, c’est peut-être l’interprétation qui correspond le mieux si on s’attendait à voir un one-man show, mais au milieu de cette foule de démonstrations scéniques, l’aura de Siddharta disparaît un peu et perd de son sens, sans réelles nuances  dans les épreuves qu'il traverse. iI peine à faire ressortir une magnificence sereine à la fin, tous ses artifices épuisés dans le cours du ballet. Les mouvements n'ont pas le poid et la signification de ceux de Stéphane Bullion et Nicolas Le Riche. Alors qu'il doit apparaître suprême, il ne domine plus la scène, luttant toujours avec la musique avant l'illumination.  Le Siddharta de Jérémie Bélingard apparaît d’ailleurs plus humble que les autres dans la scène finale où Nicolas Le Riche est d’une sérénité souveraine et Stéphane Bullion d’une essence immatérielle.

Stéphane Bullion

Le Siddharta de Stéphane Bullion n’est pas un homme qui traverse le ballet comme une  flamme brûlante,  mais un être ambigu qui cherche, qui doute, qui ne comprend pas tout mais qui se développe et s’émerveille sur la voie de la découverte d’une solution à sa quête personnelle. C’est le Siddharta le plus ouvert et le plus imprévu. Sa traversée du samsara est clairement mise en relief dans ses attitudes et dans sa danse. L’aspect intérieur de sa quête est très bien restitué sur scène par le danseur et se réalise par l’accomplissement du corps d’abord, parce qu’on est au ballet, mais aussi de l’esprit. Son Siddharta s’éclaire avec la dématérialisation de son corps lors des rencontres avec l’Eveil alors qu’il est brutalement terrestre et incroyablement puissant avec Ananda. Il  est habité et inspiré. Il donne à Siddharta un relief qui s’exhale intérieurement au début et transparaît à la fin vers une épuration, non seulement dans les gestes mais dans le visage qui atteint la sérénité. On comprend mieux le cheminement et on en guette les évolutions.

Stéphane Bullion - Alice Renavand

Stéphane Bullion paraît plus profiter de sa rencontre avec l’Eveil pour transformer son personnage mais sa progression vers la mutation est avant tout une évolution d’acteur. Comme Jérémie Bélingard, il est dès le départ, maître du langage contemporain  d’Angelin Preljocaj, avec  une envergure et l’utilisation de sa  puissance physique dans les variations du début comme un démultiplicateur de l’effet produit. Ses mouvements sont une merveille d’expression par le corps d’une figure qui domine. Elle nourrit la raison et les moyens de sa quête. Il laisse percevoir la force motrice du personnage qui s’extirpe d’un milieu vain qui ne l’ennuie pas comme Nicolas Le Riche mais qui lui déplaît, pour cheminer avec une avidité de la découverte, ses yeux innocents puis presque prédateur sur l’Eveil intouchable, son regard perdu dans la forêt, sa folie dans les mortifications, la subjugation de Sujata et la fusion avec l’Eveil.  Sa rencontre avec  l’Eveil d’Alice Renavand le rend définitivement  magnétique et irradiant sur scène.


Stéphane Bullion

Stéphane Bullion qui a le vent en poupe cette année, trouve dans la chorégraphie d’Angelin Preljocaj un art qui  lui permet à la fois d’exploiter sa puissance mais aussi de transmettre la narration par le contrôle de son corps. Comme on a pu le voir dans Répliques de Nicolas Paul en novembre 2009, la puissance du danseur s’accomplit dans la violence comme dans la froideur par une présence très forte sur scène. Ce rayonnement est perceptible dans son Ananda et se réalise pleinement dans son Siddharta.

  Stéphane Bullion - Aurélien Houette

Angelin Preljocaj a construit son ballet autour de quelques figures principales de la vie de Siddharta, employant un nombre restreint de danseurs pour interpréter ces rôles qu’ils s’interchangent selon les différentes distributions. Ainsi, comme si la compréhension du langage d’Angelin Preljocaj circulait dans un cercle fermé, Alice Renavand participe à toutes les représentations en Eveil, Yasodhara ou Sujata, Stéphane Bullion passe de Siddharta à l’Ananda de Nicolas Le Riche, Muriel Zusperreguy est Sujata ou Yasodhara, Christelle Granier tentatrice ou Yasodhara.

Siddharta et Yasodhara
Jérémie Bélingard - Muriel Zusperreguy

Ananda, cousin et compagnon de Siddharta dans sa quête est une des figures centrales du ballet qui se révèle dans une série de quatre pas de deux, mystérieux dans la forêt où les deux hommes se dépouillent de leurs vêtement pour couper tout lien avec le monde, exotique chez les ermites où la force et la puissance commencent à poindre, sensuel sur le châssis du camion lorsqu’ils se laissent de concert et en synchronie, aller à la tentation des sens et enfin brutal et explosif dans les mortifications qui suivent, un duo à couper le souffle, sans doute le moment le plus prenant du ballet où cette chorégraphie de l’extrême est soutenue par le rythme obsessionnel des percussions sourdes de Bruno Mantovani.

 Siddharta et Ananda
Nicolas Le Riche - Stéphane Bullion 

Les paires ici sont aussi savamment constituées puisque le compagnon de Siddharta doit emblématiser la même force. Stéphane Bullion dédouble alors Nicolas Le Riche, alors que c’est Aurélien Houette qui s’attache à Stéphane Bullion dont il arrive à atteindre la puissance, si ce n’est la précision. Marc Moreau semble plus accessoire dans le dessin du Siddharta de Jérémie Bélingard, et malgré un axe sur la vitesse, le duo a du mal, notamment pas un manque de synchronisation perpétuel, à produire cet effet écrasant que la puissance des autres impose.

Siddharta et Yasodhara
Nicolas Le Riche - Alice Renavand

Angelin Preljocaj est plus mesuré avec les danseuses même si Sujata qui se laisse entraîner pas Siddharta dans le XVe tableau, est dotée dans le Xe d’une magnifique variation "à la flûte" avec les deux tentatrices.

Ananda et Sujata
Stéphane Bullion - Muriel Zusperreguy

La chorégraphie de ces rôles tourne beaucoup autour de portés compliqués pas toujours très magnifiants pour la danseuse, parfois à comprendre comme une épreuve pour Siddharta, notamment avec Yasodhara, l’épouse triste et délaissée qui se laisse manipuler dans la langueur de son incompréhension. Mais il en est de même parfois également pour l’Eveil, le rôle féminin emblématique du ballet qui dès qu’elle gagne Siddharta perd son indépendance.

Jérémie Bélingard - Clairemarie Osta

Angelin Preljocaj attribue à l’Eveil une immatérialité impossible que seule Alice Renavand arrive à approcher totalement dans la réalisation d’un concept qu’elle habite avec un rayonnement étrange et mystérieux. Aurélie Dupont et Clairemarie Osta semblent plus se replier sur elles-mêmes. Elles imposent un Eveil martial, intouchable mais qui les bride alors qu’Alice Renavand rayonne de plénitude et de mystère.


Aurélie Dupont - Nicolas Le Riche

De sa première apparition vaporeuse au milieu des messagères au titillement de Siddharta dans la forêt, où dans des envols majestueux elle se laisse approcher mais pas capturer, elle se réalise dans le fusion avec Stéphane Bullion au terme d’un magnifique pas de deux où l’alchimie entre les deux est totale et lui communique son irréel exotisme.

 Stéphane Bullion - Alice Renavand

mercredi 31 mars 2010

Siddharta 31 mars 2010

Siddharta - Séphane Bullion

Stéphane Bullion -  Christelle Granier


Stéphane Bullion - Alice Renavand


Stéphane Bullion - Charlotte Ranson


 

Stéphane Bullion - Alice Renavand

vendredi 19 mars 2010

Siddharta 18 mars-11 avril 2010


Musique - Bruno Mantovani (commande de l'Opéra national de Paris)
Chorégraphie - Angelin Preljocaj
Scénographie - Claude Lévêque
Dramaturgie - Eric Reinhardt
Costumes  - Olivier Beriot
Lumières - Dominique Bruguière
Orchestre de l'Opéra national de Paris
Direction musicale - Susanna Mälkki


Distribution de la Première, 18 mars 2010
Siddharta Nicolas Le Riche
L’éveil Aurélie Dupont
Ananda, cousin et compagnon de route de Siddharta Stéphane Bullion
Le père de Siddharta Wilfried Romoli
Sujata, une jeune villageoise Muriel Zusperreguy
Yasodhara, épouse de Siddharta Alice Renavand



Les motards

TABLEAU 1 - DEPUIS L'AUBE DES TEMPS, L'HUMANITE EST CONFRONTEE AUX FORCES DE MARA, DIEU DE LA MORT, DE L'ILLUSION ET DE LA TENTATION
Siddharta, les motards

TABLEAU II - SIDDHARTA RETROUVE SA FEMME YASODHARA
Siddharta, Yasodhara


Alice Renavand

TABLEAU III - UNE FETE A LA COUR. SIDDHARTA NE SE SENT PAS A SA PLACE
Siddharta, Yasodhara, le roi

 Wilfried Romoli

TABLEAU IV - ÉPIDEMIE DANS UN VILLAGE
Siddharta

TABLEAU V - LA FIGURE DE L'EVEIL APPARAIT
Siddharta, l'éveil, les messagères

L'Eveil et les messagères

TABLEAU VI - SIDDHARTA ANNONCE A YASODHARA QU'IL QUITTE LE ROYAUME POUR TROUVER LA VOIE DE L'ILLUMINATION
Siddharta, Yasodhara, Ananda

TABLEAU VII - SIDDHARTA S'ENFUIT DANS LA FORET AVEC SON COUSIN ANANDA
Siddharta, Ananda

Nicolas Le Riche & Stéphane Bullion

TABLEAU VIII - LA FIGURE DE L'EVEIL NE SE LAISSE PAS APPROCHER
Siddharta,  l'éveil

TABLEAU IX - SIDDHARTA ET ANANDA ONT PRIS PLACE DANS UNE COMMUNAUTE D'ERMITES
Siddharta, Ananda,Sujata, deux tentatrices, les ermites

Les ermites

TABLEAU X  - SUJATA JOUE UN AIR DE FLUTE DOULOUREUX
Siddharta, Ananda, Sujata

TABLEAU XI - QUELQUES ERMITES SUIVENT SIDDHARTA DANS SA QUETE
Siddharta, Ananda, quatre ermites

 Stéphane Bullion

TABLEAU XII - SIDDHARTA ET ANANDA CEDENT A LA TENTATION DES PLAISIRS CORPORELS
Siddharta, Ananda, les deux tentatrices
Stéphane Bullion - Séverine Westermann

TABLEAU XIII - SIDDHARTA ET ANANDA S'INFLIGENT DE DOULOUREUSES MORTIFICATIONS
Siddharta, Ananda

 Nicolas Le Riche - Stéphane Bullion

TABLEAU XIV - LE MOMENT DE L'ILLUMINATION EST VENU
Siddharta, l’éveil

Stéphane Bullion, Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche

TABLEAU XV - LES VILLAGEOIS CELEBRENT SIDDHARTA OUI NE FAIT PLUS QU'UN AVEC LA FIGURE DE L'EVEIL
Siddharta, Sujata, les villageoises, les villageois, les messagères, les motards

TABLEAU XVI - LE ROI DEMANDE A SON FILS DE LUI PARDONNER
Siddharta, l'éveil, le roi, Ananda, Yasodhara, Sujata et tous les danseurs

 Aurélie Dupont - Nicolas Le Riche

samedi 20 février 2010

Rencontre Siddharta


Rencontre Siddharta
, amphithéâtre Bastille, 20 février 2010

Siddharta : Stéphane Bullion
L'Eveil : Alice Renavand
Chorégraphe : Angelin Preljocaj
Chef de chant : Caroline Beaugrand


Ambiance très décontractée pour la rencontre avec le nouveau ballet d’Angelin Preljocaj qui s’attache en quelques mots à présenter le Bouddha, puis en de nombreuses remarques et corrections à travailler avec la distribution incarnée par Stéphane Bullion qui sera Siddharta et Alice Renavand qui sera l’Eveil.



Angelin Preljocaj fait preuve d’un humour qui touche ses interprètes qui sourient souvent. On sent une réelle complicité entre les deux danseurs, dans les gestes comme dans les sourires, les ratés et les réussites, ambiance douce et feutrée des rapports de l’apprentissage des mouvements. Le passage répété est très esthétique et comme il est très sensuel, cette relation est donc primordiale.


Des portés aériens où Angelin Preljocaj corrige beaucoup la position des bras de l’Eveil et où il montre souvent, trouvant quelque confort dans les bras de Stéphane Bullion. Des placements très précis qui auréolent le Bouddha assis dans une position d’attente, des contacts physiques émotionnels, un pied dans une main, deux mains qui se touchent. Déjà toute une évocation en quelques minutes.
Puis c’est le pas de deux avec la musique, une musique indianisante de Bruno Mantovani, mystérieuse et souple comme les mouvements. Les danseurs évoluent parfois comme au ralenti et Alice Renavand apparaît comme suspendue dans les airs.


Deux autres distributions sont prévues dans les rôles de Siddharta et de l'Eveil : Jérémie Bélingard/Clairemarie Osta, Nicolas Le Riche/Aurélie Dupont.
Dans les autres rôles principaux :
Le Roi : Wilfried Romoli
Sujata : Muriel Zusperreguy ou Charlotte Ranson ou Alice Renavand
Yasodhara : Christelle Granier ou Alice Renavand ou Muriel Zusperreguy
Le Compagnon de Siddharta Ananda : Stéphane Bullion ou Aurélien Houette ou Marc Moreau