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jeudi 19 juin 2014

Jerome Robbins - Alexeï Ratmansky 19 juin-7 juillet 2014


Dances at a Gathering

Chorégraphie (1969) - Jerome Robbins réglée par Jean-Pierre Frohlich
Costumes - Joe Eula
Lumières - Jennifer Tipton
Piano - Ryoko Hisayama
Entrée au répertoire du Ballet national de l’Opéra de Paris le 16 novembre 1991

Description synoptique dans l'entrée du ballet du 13 mars 2012
Review le 1er avril 2012


Distribution de la Première 19 juin 2014
Par ordre d’entrée en Scène

Mathieu Ganio (en brun)
Nolwenn Daniel (en jaune), Josua Hoffalt (en vert)
Ludmila Pagliero (en rose), Karl Paquette (en violet)
Charline Giezendanner (en bleu), Christophe Duquenne  (en bleu)
Amandine Albisson (en mauve)
Aurélie Dupont (en vert)
Emmanuel Thibault (en rouge brique)

Ludmila Pagliero - Charline Giezendanner

Psyché
Musique - César Franck
Chorégraphie - Alexei Ratmansky
Décors - Karen Kilimnik
Costumes - Adeline André
Lumières - Madjid Hakimi
Ballet créé par le Ballet national de l’Opéra de Paris le 22 septembre 2011

Orchestre national de l'Opéra de Paris
Direction musical - Felix Krieger
Chœur Accentus
Chef de choeur  - Christophe Grapperon

Description synoptique dans l'entrée du ballet du 22 septembre 2011
Critique de la création le 22 septembre 2011
Review de la série le 7 octobre 2011

Distribution de la Première 19 juin 2014
Psyché - Laëtitia Pujol
Eros - Marc Moreau
Venus - Alice Renavand
Deux soeurs - Christelle Granier - Caroline Robert

Laëtitia Pujol

dimanche 1 avril 2012

Dances at a gathering - Appartement

Stéphane Bullion (Appartement)
Dances at a gathering et Appartement au Palais Garnier,  la double affiche complètement antithétique présentée ne sert pas vraiment le style de Jerome Robbins, au demeurant fort bien dansé par le ballet de l’Opéra de Paris (un peu moins bien joué au piano au gré des jours, Chopin est un compositeur plus complexe que ce qui est généralement admis).


Dances at a gathering

Aurélia Bellet- Pierre-Arthur Raveau  (Dances at a gathering)
Trop long, le premier ballet lasse rapidement passée l’appréciation du joli coup de pied des uns, la vitesse  ou l’élévation des autres… Alors que tout ne devrait être que grâce et rêverie, le public  se retrouve vite à compter les minutes qui séparent de l'entracte ou d’Appartement selon qu'on connaît ou pas la seconde œuvre, en redoutant l’étendue des terribles auréoles qui envahissent les chemises  des danseurs : la danse est aussi une question d’esthétique parfois bassement matérielle qui atteint ici son essentielle superficialité…
Si Dances at a gathering avait été couplé avec un autre ballet, il aurait également été possible de faire (un peu) abstraction de la vacuité d’un ballet petit-bourgeois suranné alors même qu’Appartement décline une peinture acerbe contemporaine de la vie quotidienne d'une société familière au plus grand nombre.

Clairemarie Osta-Nicolas Paul  (Dances at a gathering)

Il est alors d’autant plus ennuyeux que La Bayadère donnée concomitamment à Bastille subit avec bien des malheurs la privation des Etoiles et Premiers danseurs réquisitionnés en masse sur ce pensum réputé difficile à danser. Par effet de rareté, cette profusion a néanmoins permis de singulariser de belles individualités moins mises en avant d'habitude, Aurélia Bellet, dégagée de Bayadère suite à la blessure d’Isabelle Ciaravola ou Nicolas Paul, déjà remarqué dans Orphée, Pierre-Arthur Raveau ou Daniel Stokes chez les plus jeunes qui ont un peu rompu le caractère snobinard que prenait cette réunion d’apparatchiks.


Appartement

(de g à d) Adrien Couvez-Stéphane Bullion-Simon Valastro-Ludmila Pagliero (Appartement)

Avec Appartement, c’est une autre dimension. Beaucoup d’Etoiles également mises au service de l’œuvre de Mats Ek qui aborde subtilement avec une inventivité constamment renouvelée la description d'un quotidien redoutable et à travers cet Appartement, Mats Ek réalise une critique sociale très bien vue qui ne verse jamais dans le facile et ne se dépare pas du caractère artistique d'une danse puissante et expressionniste, virtuose et jubilatoire.

Vincent Chaillet (Appartement)
Les images de la vie quotidienne sont abordés de manière presque symbolique dans des lieux discrètement évoqués mais surtout à travers une étude des rapports humains, rapports de couples, rapports d’enfants, rapports de groupes et ceci sur le mode de l'humour, parfois noir, parfois tendre. 
Allers et  retours entre  situation et sentiment, du plaisir à l’utilité de certains ustensiles et leurs fonctions sociales abordés avec acuité et dérision (aspirateur, bidet, cuisinière, télévision,), grandeur et poésie (la porte) avec une énergie extérieure (passage piéton) ou caractérisée d'un charmant lyrisme (valse). Les musiciens du Fleshquartet qui jouent leur composition ne sont pas exclus du débat et sur scène participent par exemple de la révolte des ménagères. C'est la vie courante, en toute simplicité.

Stéphane Bullion-Ludmila Pagliero (Appartement)
La pièce de Mats Ek exploite tous les aspects de l’individu y compris ceux  peu communs comme la voix qui symbolise souvent la contestation, la querelle. Appartement s’inscrit bien dans le style chorégraphique de Mats Ek avec une utilisation de l’énergie et des poses caractéristiques, presque cartoonesques, qu’il travaille d’ailleurs dans la même  intention synthétique. Cela lui permet de livrer un ballet court et pourtant très riche, imaginatif, un ballet puissant, rapide, énergique, sorte d'exorcisme libérateur in fine de toute inhibition, et pourtant tendre et poétique. Riche aussi parce qu’il se poursuit au-delà même de la soirée, les situations vues sur scène se déclinant postérieurement dans l’esprit du spectateur et son propre quotidien.

Stéphane Bullion-Ludmila Pagliero (Appartement)


mardi 13 mars 2012

Jerome Robbins / Mats Ek 13-31 mars 2012


Dances at a Gathering

Chorégraphie (1969) - Jerome Robbins réglée par Jean-Pierre Frohlich
Costumes - Joe Eula
Lumières - Jennifer Tipton
Répétitions - Ben Huys
Piano - Ryoko Hisayama
Entrée au répertoire du Ballet national de l’Opéra de Paris le 16 novembre 1991

(de g à d) : Mathieu Ganio, Agnès Letestu, Muriel Zusperreguy, Mélanie Hurel

Découpage du ballet (source : Opéra national de Paris)
Dances at a Gathering rassemble cinq danseuses et cinq danseurs. Chacun est défini par la couleur de son costume.

1. Mazurka op. 63, n°3 - solo
(danseur en brun)
2. Valse op. 69, n°2 - pas-de-deux, séquence dite «Valse du vent»
(danseuse en jaune et danseur en vert)
3. Mazurka op. 33, n° 3 - adage
(danseuse en rose et danseur en pourpre)
4. Mazurka op. 6,n°4- solo
(danseuse en jaune)
Mazurka op. 7, n° 5 - solo
(danseur en pourpre)
Mazurka op. 7,n°4- trio
(danseuses en rosé et en bleu, danseur en brun)
Mazurka op. 24, n°2- pas de cinq
(danseuses en rose et en bleu, danseurs en pourpre, en vert et en bleu)
Mazurka op. 6, n° 2 - adage
(danseuse en mauve et danseur en vert)
5. Grande valse brillante op. 42 - pas-de-deux, séquence dite «Giggle dance»
(danseuse en jaune et danseur en rouge brique)
6. Valse op. 34, n°2- trio, séquence dite «Trois sœurs»
(danseuses en rose, en mauve et en bleu)
7. Mazurka op. 56, n°2- duo, séquence dite «Big Dog, Little Dog»
(danseurs en brun et en pourpre)

Agnès Letestu
8. Étude op. 25, n°4- solo, séquence dite «La Maîtresse de maison»
(danseuse en vert)
9. Grande valse brillante op. 34, n° 1 - pas de six
(danseuses en jaune, en rosé et en mauve, danseurs en vert, en pourpre et en rouge brique)
10. Étude op. 25, n°5- pas-de-deux
(danseuse en rosé et danseur en brun)
11. Valse op. 70, n°2 - solo, séquence dite «Walk Waltz»
(danseuse en vert, rejointe par les danseurs en vert, pourpre et rouge brique)
12. Étude chromatique op. 10, n°2 - solo
(danseur en brun)
13. Scherzo op. 20, n° 1 - séquence dite de « L'Orage »
(les trois couples de la Grande valse brillante op. 34)
14. Nocturne op. 15, n° 1 - ensemble des danseurs
(le danseur en brun effleure le sol de sa main)



Distribution de la Première 13 mars 2012

Par ordre d'apparition sur scène :
Mathieu Ganio (en brun),
Muriel Zusperreguy (en jaune), 
Benjamin Pech (en vert), 
Ludmila Pagliero (en rose), 
Karl Paquette (en violet),
Mélanie Hurel (en bleu),
Christophe Duquenne (en bleu),
Eve Grinsztajn (en mauve),
Agnès Letestu (en vert),
Alessio Carbone (en rouge brique)

(de g à d) : Christelle Granier, Nicolas Le Riche, Audric Bezard, Simon Valastro, Adrien Couvez

Appartement 

Chorégraphie - Mats Ek
Scénographie, objets  et costumes - Peder Freiij
Lumières - Erik Berglund
Réalisation des lumières - Jörgen Jansson
Musique originale interpétée sur scène par Fleshquartet
Alto - Örjan Höberg
Violoncelles - Mattias Helldén, Sebastian Öberg
Musique assistée par ordinateur - Christian Olsson
Ballet créé pour le ballet de l'Opéra national de Paris le 27 mai 2000

José Martinez


Distribution de la Première, 13 mars 2012

1. La salle de bain : Marie Agnès Gillot et Jérémie Bélingard, Simon Valastro, Nicolas Le Riche, Audric Bezard
2. La télévision : José Marinez (étoile invitée)
3. Le passage piétonnier : Alice Renavand, Laure Muret, Amandine Albisson, Simon Valastro, Adrien Couvez
4. La cuisine (pas de deux) : Jérémie Bélingard, Clairemarie Osta

Jérémie Bélingard - Clairemarie Osta
5.  Jeux d’enfants : Amandine Albisson, Christelle Granier, Simon Valastro
6. Valse : Laure Muret/Audric Bezard, Clairemarie Osta/Jérémie Bélingard, Marie-Agnès Gillot/José Martinez , Alice Renavand/ Nicolas Le Riche
7. Marche des aspirateurs : Marie-Agnès Gillot, Clairemarie Osta, Alice Renavand, Amandine Albisson, Laure Muret
8. Duo des embryons : Simon Valastro, Adrien Couvez
9. Grand pas de deux : Alice Renavand, Nicolas Le Riche
10. Finale : tous les danseurs

Nicolas Le Riche - Alice Renavand