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vendredi 22 septembre 2017

Joyaux 22 septembre - 12 octobre 2017



Joyaux
Description dans l'entrée du ballet du 22 octobre 2009
Review de la tournée du ballet "hors les murs" dans le post du 27 septembre 2009
Review  Saison 2009-2010 dans le post du 10 novembre 2009

Laëtitia Pujol - Mathieu Ganio
Distribution de la Première, 21 septembre 2017

Emeraudes
Premier pas de deux - Laëtitia Pujol, Mathieu Ganio
Second pas de deux - Eleonora Abbagnato, Stéphane Bullion
Pas de trois - Hannah O'Neill, Sae Eun Park, Arthus Raveau

Eleonora Abbagnato - Stéphane Bullion

Rubis
Léonore Baulac, Paul Marque, Alice Renavand
et
Alice Catonnet, Charline Giezendanner, Éléonore Guérineau, Silvia Saint-Martin, Pauline Verdusen, Juliane Mathis, Aubane Philbert, Charlotte Ranson
Mallory Gaudion, Allister Madin, Daniel Stokes, Simon Valastro

Alice Renavand

Diamants
Amandine Albisson, Hugo Marchand
et 
Marion Barbeau, Fanny Gorse, Laure-Adélaïde Boucaud, Roxane Stojanov, 
Yannick Bittencourt. Julien Meyzindi, Jérémy-Loup Quer, Yvon Demol

Amandine Albisson - Hugo Marchand


Défilé du ballet
Les représentations du 21 (Gala), 22 et 23 septembre 2017 sont accompagnées du défilé du ballet






mercredi 18 novembre 2009

Adieux de Gil Isoart


Pas d'adieux institutionnels pour Gil Isoart, merveilleux danseur du corps de ballet, mais un témoignage d'amitié de ses collègues et d'amour du public dans ses saluts pour une fois seul au devant de la scène.

mardi 10 novembre 2009

Emeraudes/Rubis/Diamants


Stéphane Bullion & Mélanie Hurel, Séverine Westermann, Alessio Carbone, Sarah Kora Dayanova, Isabelle Ciaravola & Christophe Duquenne

A Paris, Joyaux a étendu ses distributions aux danseurs qui présentaient Giselle lorsque la compagnie était à Montpellier et à Grenoble, et plus ou moins remodelé ou diversifié des paires qui s’étaient produites en province. Mais avec cette série parisienne, l’Opéra a surtout offert (timidement mais quand même assez clairement pour le souligner) à des danseurs moins connus de la compagnie l’occasion de danser des rôles où ils ne sont pas souvent mis en exergue, les ballets plus classiques étant construits traditionnellement autour d’un duo, voire d’un trio de solistes, apanage des Etoiles et des Premiers danseurs, ou les ballets contemporains qui utilisent peu de danseurs et sont moins centrés sur l’individualisme.

Axel Ibot, Séverine Westermann & Sarah Kora Dayanova

A partir de la solide base érpouvée en octobre, un turnover léger mais perceptible a permis de voir quelques individualités plus rares, Sarah Kora Dayanova s’est illustrée dans Emeraudes et Diamants, s’affirmant avec toujours une précision et une musicalité très balanchinienne. Dans Emeraudes avec Axel Ibot, Pauline Verdusen ou Séverine Westermann, dans Rubis, Vanessa Legassy ou Sabrina Mallem, et dans les quatuors de Diamants avec ces deux dernières, Héloïse Bourdon, Laure-Adélaïde Boucaud, Fanny Gorse ou Karine Villagrassa, Grégory Dominiak, Florimond Lorieux, Julien Meyzindi ou Yann Saïz par exemple


Emeraudes est condamné à répandre sa mélancolie devant une salle qui n’est pas encore remise de l’agitation parisienne et ne récupère pas de sa torpeur une fois l’opus terminé. Si la chorégraphie semble diluée dans la musique évaporée de Fauré, l’avantage de la série parisienne est qu’elle a confronté des interprétations très marquées par la personnalité des danseurs.

Isabelle Ciaravola & Christophe Duquenne

Isabelle Ciaravola a apporté une clarté lumineuse dans le premier couple. Son port de bras aquatique et sa danse très fluide ont rendu le solo de la fileuse moins mièvre que ses collègues, alors qu’Eve Grinsztajn reste la Sicilienne la plus à l’aise.

Mélanie Hurel & Stéphane Bullion

Yann Bridard et Stéphane Bullion ont diffusé leur sérénité lunaire et triste dans cet univers de sourires un peu niais, appelant définitivement à la rêverie.

Eve Grinsztajn & Yann Bridard

Christophe Duquenne est un danseur d’une élégance rare qui se personnifie dans une danse fluide s’harmonisant parfaitement avec celle d’Isabelle Ciaravola. Il a par ailleurs la chance d’avoir un sourire naturel qui n’évoque pas la stupidité, c’est un atout qui confère à son interprétation la qualité en plus pour danser du Balanchine avec majesté et respect.

C’est donc Rubis qui réveille et il est certain que l’interprétation d’Aurélie Dupont, Marie-Agnès Gillot et Mathias Heymann est décapante.

Aurélie Dupont & Mathias Heymann


Toutefois, si on va un peu plus loin dans l’exigence de satisfaction, celle du trio Jérémie Bélingard, Emilie Cozette et Clairemarie Osta semble moins terre à terre et plus inspirée. En effet chez les premiers, seule leur incroyable maîtrise technique leur permet d’éviter le ridicule qu’ils côtoient constamment avec danger…

Mitéki Kudo, Emilie Cozette & Axel Ibot

Ce parti pris, ou cette limite personnelle, n’appporte pas grand-chose à l’œuvre alors que Jérémie Bélingard et Clairemarie Osta habitent la chorégraphie pour la rendre humaine et gommer les passages les plus kitch dans des contournements assez judicieux.

Vanessa Legassy

Les autres trios ont paru plus modestes, un peu mous malgré une très belle performance de Sabrina Mallem, plutôt dynamique sans forcer et la finesse de Vanessa Legassy qui a moins de facilités techniques mais qui utilise le charme à plein.


Diamants. Diamants, c’est l’extase du public au son des flons flons de Tchaïkovski… Sous le vernis, la délicate Delphine Moussin aurait mérité mieux que Mathieu Ganio, pas très bon partenaire, pour faire ses débuts.

Delphine Moussin & Mathieu Ganio

Son port de bras délicat émerveille, et même si elle incarne moins la volupté qu’Emilie Cozette qui semble beaucoup s’amuser dans Diamants, elle reste une ballerine qui touche dès ses premiers pas sur scène. Emilie Cozette et Christophe Duquenne dialoguent avec finesse et charme dans l’adage, la coquette inatteignable et parfois mutine, le charmeur sûr de son art.

Emilie Cozette & Christophe Duquenne

Les deux distillent une danse extrêmement musicale qui fait défaut aux autres couples plus heurtés ou plus hiératiques. Ils ne sombrent jamais dans l’exhibition à laquelle la musique appelle quelquefois assez vulgairement et restent plutôt naturels.

Christophe Duquenne

jeudi 22 octobre 2009

Joyaux 21 octobre - 18 novembre 2009



JOYAUX
Chorégraphie - George Balanchine
Décors et Costumes - Christian Lacroix
Première représentation, le 13 avril 1967 par le New York City Ballet


Emeraudes
Musique - Gabriel Fauré (Pelléas et Mélisande (1898), Shylock (1889), extraits)
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris le 19 décembre 2000

Clairemarie Osta

Rubis
Musique - Igor Stravinski Cappricio pour piano et Orchestre (1929)
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris le 13 mars 1974 sous le titre de Capriccio

Marie-Agnès Gillot

Diamants
Musique - Piotr Ilyitch Tchaikovski (Symphonie n°3 en ré majeur, op.29 (1875), quatre derniers mouvements)
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris le 19 décembre 2000

Agnès Letestu

Défilé du Ballet les 21 et 22 octobre 2009
Musique - Hector Berlioz (Marche, extrait de l'opéra Les Troyens)

Orchestre national de l'Opéra de Paris
Direction musicale - Kevin Rhodes
Piano dans Rubis- Christine Lagniel

samedi 3 octobre 2009

Joyaux, Montpellier & Grenoble 2009

Aurélia Bellet, Sarah Kora Dayanova, Mélanie Hurel, Laëtitia Pujol
Stéphane Bullion, Mathieu Ganio, Julien Meyzindi

Emeraudes est la pièce la plus difficile de Joyaux et comme c’est celle qui débute, elle cueille à froid et laisse une impression diffuse que la musique contribue à insuffler.
De ces représentations d’Emeraudes, on retient surtout l’aisance de Christophe Duquenne qui se meut sur scène avec un naturel incroyable, prenant quelques plaisirs au passage éclatants dans des petits sourires qui lui sont sans doute très personnels et ne se départissent jamais de l’élégance qui caractérise ce danseur.

Christophe Duquenne

Les autres garçons passent plutôt comme des promeneurs, traînant leurs lignes impeccables de long en large comme dans un défilé de mode (et ils sont bien beaux les garçons dans leurs costumes ajustés à leurs corps parfaitement dessinés), s’échangeant les jeunes femmes mais comme s’ils étaient désincarnés, sans âme. Les rôles féminins sont plus marqués mais guère intéressants même si Eve Grinsztajn apparaît se singulariser dans son interprétation de la sicilienne, Mélanie Hurel et Laëtitia Pujol sont plutôt comme les garçons : sur une autre planète (toutes aussi jolies et bien habillées).

Stéphane Bullion - Mélanie Hurel

Dans cette atmosphère, le pas de trois fait un peu étrange et malgré la volonté des différents trios, l’intérêt est assez réduit.
Le ballet est trop long pour que ces promenades ne deviennent pas ridicules et ennuyeuses. Le passage où les trois garçons et les quatre jeunes femmes se mêlent et s’entremêlent est le summum du pensum des relations entre bourgeois, étrange écho qu'on retrouve dans In The Night de Jérôme Robbins.

Stéphane Bullion & Mélanie Hurel

Rubis est crispant, ne serait-ce que par la musique dépouillée et survoltée de Stravinski engendre ces gestes ridicules et datés qui ponctuent le ballet, chez les garçons qui font semblant de sauter à la corde, ou chez les filles qui ressemblent à des poupées… Emilie Cozette et Stéphanie Romberg en solistes n’apparaissent jamais à l’aise et les manipulations des garçons semblent outrageusement ancrées dans une période révolue, Sabrina Mallem, plus vive, s’en sort mieux...

Sabrina Mallem

Pour le reste, toute la pêche de Mathias Heymann et Clairemarie Osta ou d’Alessio Carbone et Dorothée Gilbert n’y fait rien : c’est effarant de ringardise mais lorsqu’apparaissent Jérémie Bélingard et Muriel Zusperreguy, les choses prennent un autre tour. Jérémie Bélingard est absolument époustouflant dans sa maîtrise de la scène et du spectacle.


Jérémie Bélingard & Muriel Zusperreguy

Peut-être Balanchine n’aurait pas donné son approbation mais les choses sont là, un lion est dans l’arène et la comparaison avec les précédentes représentations lui est favorable. Il ne manquait que les petits cris comme le fait parfois Carlos Accosta… Bref, ce garçon est trop rare sur la scène de l’opéra mais finalement, on apprécie d’autant plus ses sorties.

Diamants

Diamants s’attaque à la grandeur ou plutôt au grandiloquent sur une musique sirupeuse puis pompeuse de Tchaikovski. Pris à part, cela pourrait être agréable (parce que court et assez bien construit) mais après Emeraudes et Rubis, cela apparaît comme le paroxysme de la prétention. D’ailleurs les spectateurs applaudissent avant que les danseurs commencent à bouger, l’effet est réussi, pas besoin de défiler comme dans Emeraudes, il suffit de regarder les costumes qui brillent de mille feux (merci Christian Lacroix car somme toute, dans d'autres compagnies, les costumes sont franchement moins réussis et on s'ennuie deux fois plus).

Emilie Cozette & Christophe Duquenne

Emile Cozette et encore Christophe Duquenne semblent avoir la volupté requise pour se fondre dans le tempo et incarner une certaine chaleur, alors qu’Agnès Letestu et José Martinez sont un peu trop hiératiques, à la limite de la caricature des seigneurs de la danse, efficacité maximale garantie, émotion zéro. Marie-Agnès Gillot et Karl Paquette sont hors propos, le couple peu harmonieux semblant lutter la plupart du temps, la danseuse trop en force et le danseur faisant ce qu’il peut pour maîtriser son énergie.

Agnès Letestu

En présentant Joyaux en province, l’Opéra de Paris, sélectionne un aspect un peu caricatural de son répertoire, un chorégraphe connu et prestigieux, des beaux danseurs, des beaux costumes, et offre sans doute ce que lui seul peut réaliser mais cela reste l’élitisme de la danse classique, une facette très restreinte de cette riche compagnie, comme si la visite hors les murs, la forçait à se distinguer là où elle n'a pas de concurrence.

Christophe Duquenne

dimanche 27 septembre 2009

Joyaux, Montpellier 25-28 septembre 2009

Joyaux
Ballet en trois parties Emeraudes, Rubis, Diamants
Chorégraphie - George Balanchine (1967)
Décors et costumes - Christian Lacroix
Lumière - Jennifer Tipton
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en décembre 2000
Musiques enregistrées par l'Orchestre de l'Opéra National de Paris sous la direction de Paul Connelly


EMERAUDES
Musiques - Gabriel Fauré (extraits des suites Pelléas et Mélisande (1898) et de Shylock (1889)


Emeraudes
Christophe Duquenne & Mélanie Hurel


RUBIS

Musiques - Igor Stravinski (Capriccio pour piano et orchestre (1929)
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 1974, sous le titre de Capriccio

Rubis
Clairemarie Osta & Mathias Heymann

DIAMANTS
Musiques - Piotr llyitchTchaikovski (Symphonie n°3en ré majeur, op.29 (1875), (les quatre derniers mouvements)

Diamants
Christophe Duquenne & Emilie Cozette