Affichage des articles dont le libellé est Sept mètres et demi au-dessus des montagnes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sept mètres et demi au-dessus des montagnes. Afficher tous les articles
mercredi 16 août 2017
mardi 15 août 2017
mardi 20 juin 2017
Renaissance / The Little Match Girl Passion / Undoing World / Sept mètres et demi au-dessus des montagnes
![]() |
| Sept mètres et demi au-dessus des montatnes |
De
l'Académie chorégraphique de l’ère Millepied, il faut retenir l'idée
intéressante de faire passer de la scène de l’amphithéâtre Bastille à
celle du Palais Garnier, les soirées Danseurs-chorégraphes connues sous
la direction de Brigitte Lefèvre. Elle s'accompagne de modifications
diverses, forcément une réduction d’effectif chez les chorégraphes mais à
l’inverse un accroissement de moyens, du temps libéré pour les
chorégraphes et un budget conséquent en moyens et en main d'œuvre pour
scénographie, décors et costumes. Nicolas Paul excepté, les élus de
cette unique mouture de l’Académie était à cette échelle de conception,
des débutants.
Renaissance
de Sébastien Bertaud, rend hommage à Benjamin Millepied dans le style
mais laisse précisément, sceptique, par cette focalisation sur la forme,
sur le futur de telles pièces. L’œuvre semble trop pensée sur le papier
à en devenir presque un objet en lui-même. Musique célèbre de
Mendelssohn, casting de solistes à la mode, costumes haute couture
sponsorisés, tout cela reste un peu trop impersonnel. Au finish, si
l’œuvre livre de la belle danse, elle est désincarnée.
| Aurélien Houette |
Bruno Bouché presque à l’inverse, semble prendre un malin plaisir à
miser sur le fond. Undoing World, une œuvre profonde, peut-être trop
riche dans le verbe (une chanson "à texte", Spinoza et Deleuze) et les
effets scéniques (une longue introduction par le remarquable Isaac
Lopez-Gomes ou une longue marche des Ombres avec des couvertures de
survie), mais la difficulté de gérer le groupe "à la Pina" est bien
maîtrisée, tant dans l’occupation de l’espace que dans les ensembles
chorégraphiques. Un pianiste « improvisant » sur scène rend l’ensemble
vivant. Il se dégage de cette pièce une poésie dont la présence
lumineuse d’Aurélien Houette et celle glacée de Marion Barbeau ne sont
pas étrangères.
| Eleonora Abbagnato - Alessio Carbone |
The Little Match Girl Passion de Simone Valastro plonge dans un autre
univers mais tout aussi théâtral. Le chorégraphe offre un conte dont la
narration n’est pas tout à fait linéaire mais où tout est maitrisé. Un
guide, l’œuvre éponyme du compositeur David Lang qui mêle conte
d’Andersen et passion du Christ, une scénographie passionnante,
esthétique mais efficace où se manifeste moult références à des choses
vues ici et là (Preljocaj, Ek, Teshigawara, etc) mais toujours en se les
appropriant. Les chanteurs, remarquables, sur scène comme partie
intégrante de l’œuvre servent de liaison aux différents tableaux. Petite
fille aux allumettes donc, Eleonora Abbagnato guide avec charisme le
fil de cette histoire parfois elliptique et rappelle à l’occasion,
qu’elle immense interprète elle est dans une œuvre fantasmagorique
pleine de suspens théâtral.
| Eleonora Abbagnato |
Avec évidence, l’œuvre magnifique de Nicolas Paul termine la soirée.
Dans Sept mètres et demi au-dessus des montagnes, Nicolas Paul ne
tergiverse pas avec l’air du temps, il livre une œuvre personnelle et
noire, dépouillée mais grandiose. Les danseurs émanant des entrailles de
Garnier traversent robotiquement la scène pour rejoindre les ténèbres
sous une projection d’images d’eux-mêmes dans divers états conduisant à
la submersion. Pendant ce temps sur scène, tour à tour, d’autres
semblent lutter dans le désintérêt de ces passants sans âme. Déluge,
comme le titre l’évoque, ou allégorie des temps modernes sur
l'indifférence, comme toujours avec Nicolas Paul, l’interprétation
laisse un grand champ de possibles.
| Stéphane Bullion |
Ce long continuum
fascinant vers les ténèbres est mis en valeur par une troupe
d’interprètes très engagés menée par Stéphane Bullion. Œuvre de groupe
où chacun danse pleinement, Sept mètres et demi au-dessus des montagnes offre aussi une place de
choix aux solistes comme Caroline Bance ou Josua Hoffalt.
Stéphane Bullion y déploie avec aise sa maîtrise du geste et de l’espace
et livre un long solo poignant, acmé de cette œuvre bouleversante.
| Stéphane Bullion |
mardi 13 juin 2017
Bertaud/Valastro/Bouché/Paul 13-18 juin 2017
RENAISSANCE
Musique enregistrée - Felix
Mendelssohn-Bartholdy (Concerto pour
violon n° 2, op. 64, 1858- 1844 - Hilary Hahn, Oslo Philharmonic Orchestra, dir.
Hugh Wolfi)
Chorégraphie et scénographie - Sébastien
Bertaud
Costumes - Balmain, dessinés par Olivier Rousteing
Lumières
- Madjid Hakimi
Durée - 30 mn
Amandine Albisson, Dorothée Gilbert, Hannah
O'Neill
Hugo
Marchand, Audric Bezard, Pablo Legasa
Éléonore Guérineau, Silvia Saint-Martin, Marion
Gautier de Charnacé, Adèle Belem, Naïs Duboscq
Fabien Révillion, Pablo Legasa, Thomas Docquir,
Joseph Aumeer
THE
LITTLE MATCH GIRL PASSION
Musique enregistrée - David Lang (The Little Match Girl Passion, 2007 ~
© Red Poppy, administré par G. Schirmer, avec l'aimable autorisation de
Première Music Group)
Chorégraphie et décors - Simon Valastro
Costumes - Dominique Gay
Lumières - Madjid Hakimi
Chanteurs - Farrah EI Dibany Mezzo-soprano, Adriana Gonzalez,
Soprano, Juan de Dios Mateos, Ténor et Vladimir Kapshuk, Baryton
Percussionistes - Nicolas Lamothe et Jean-Baptiste
Leclère
Direction musicale - Yoan Herreau
Durée - 35
mn
Eleonora Abbagnato, Marie-Agnès Gillot
Alessio Carbone
Adrien Bodet, Hugo Vigliotti, Andrea Sarri
Éléonore Guérineau, Silvia Saint-Martin, Ambre
Chiarcosso, Amélie Joannidès, Nine Seropian, Ninon Raux
Yann Chailloux, Florent Melac, Jean-Baptiste
Chavignier, Cyril Chokroun, Simon Le Borgne, Axel Magliano
Avec la participation de Roselyne Geslot et
Clémentine Boullé
UNDOING
WORLD
Music
live- Nicolas Worms (création), The
Klezmatics, adaptation Nicolas Worms (An Undoing World, 1997)
Musique enregistrée - The Klezmatics (Doyna, 1994)
; Extraits du cours de Gilles Deleuze intitulé «Spinoza : immortalité et
éternité» (Gallimard, Collection A haute voix, 2001. Enregistrement réalisé par
Claire Parnet et Richard Pinhass)
Chorégraphie - Bruno Bouché
Scénographie - Agathe Poupeney
Costumes - Xavier Ronze
Lumières - Madjid Hakimi
Durée - 35 mn
Marion Barbeau
Aurélien Houette
Isaac Lopes-Gomes
Fanny Gorse, Pauline Verdusen, Sophie Mayoux,
Jennifer Visocchi, Julia Cogan, Camille Bon, Laure-Adélaïde Boucaud, Ambre
Chiarcosso, Eugénie Drion, Célia Drouy, Clémence Gross, Héloïse Jocqueviel,
Julie Martel, Eriko Nakajima, Sofia Parcen, Chloë Réveillon, Maud Rivière,
Seohoo Yun
Yannick Bittencourt, Yann Chailloux, Paul
Marque, Grégory Gaillard, Florent Melac, Maxime Thomas, Léo de Busserolles,
Jean-Baptiste Chavignier, Cyril Chokroun, Julien Guillemard, Alexandre Labrot,
Chun Wing Lam, Axel Magliano
SEPT METRES ET DEMI AU-DESSUS DES MONTAGNES
Musique enregistrée - Josquin Desprez (XVe-XVI*
siècles)
Motets :Tu
solus qui facis mirabilia (The Hilliard Ensemble, Dir. Paul Híllier, Erato
Warner Classics); Vultum tuum
deprecabuntur*; Ave Maris Stella*
(Dufay/Josquin)
Messes : Pange Lingua* (Duo de I'Agnus) ;
Ave Maris Stella* (Benedictus); Fortuna
Desperata (Agnus Dei. Dir. Peter Phillips, GirneII); L'Homme Armé sexti toni** (Agnus Dei II) Motet : Christus mortus est**
* Ensemble «A Sei \/oci », dir. Bemard
Fabre-Garrus, Astrée
** Astree Naïve
Chorégraphie et scénographie - Nicolas Paul
Costumes - Bernard Connan
Lumières - Madjid Hakimi
Film de la scénographie - Jean-Christophe Guerri
et Nicolas Paul
Chef opérateur - Madjid Hakimi
Prise de vue - Jean-Christophe Guerri et René
Heuzey
Durée - 30
mn
Valentine Colasante, Caroline Bance, Ida Viikinkoski,
Roxane Stojanov, Lucie Fenwick, Caroline Osmont
Stéphane Bullion, Josua Hoffalt, Vincent
Chaillet, Mathieu Contat, Yvon Demol, Alexandre Gasse, Antonin Monié
Inscription à :
Articles (Atom)


