jeudi 10 octobre 2013

mercredi 9 octobre 2013

La Dame aux Camélias


Stéphane Bullion - Michaël Denard - Agnès Letestu

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Stéphane Bullion - Agnès Letestu


Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

dimanche 22 septembre 2013

La Dame aux Camélias Première 21 septembre 2013

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Marguerite : Agnès Letestu
Armand : Stéphane Bullion
Monsieur Duval : Michaël Denard
Prudence : Nolwenn Daniel
Gaston Rieux : Nicolas Paul
Le Duc : Laurent Novis
Le Comte de N. : Simon Valastro
Manon Lescaut : Eve Grinsztajn
Des Grieux : Christophe Duquenne
Olympia : Myriam Ould-Braham

Cinquième reprise de la Dame aux Camélias à l’Opéra de Paris depuis 2006, la Première mettait en vedette le couple phare de ces dernières années, Stéphane Bullion et Agnès Letestu, immortalisés sur le DVD en 2008. Bien des événements se sont passés depuis et le post ado timide et taiseux dessiné par Stéphane Bullion en 2008 est devenu un homme fougueux, torturé dans son amour, alors que la Marguerite d’Agnès Letestu est de plus en plus profonde et raffinée dans le jeu. Les deux danseurs sont en osmose et narrent l’histoire dans un élan romantique et une passion inégalée. Les scènes s’écoulent et on se prend quelquefois à oublier que les personnages dansent tellement leur jeu d’acteur est passionnant, chaque moment délivrant une multitude de gestes porteurs d’émotions d’une richesse infinie. 

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

L’Opéra de Paris n’est pas très fan des partnerships et contraint souvent les danseurs à changer de binôme mais si le ballet de John Neumeier se prête particulièrement à un approfondissement des relations sur scène, la  dynamique et la complicité du couple Stéphane Bullion-Agnès Letestu est un bonheur qui ne peut qu’être né de ce travail récurrent de profonde connaissance de soi et de l’autre dans l’interaction scénique. Certes, le don de l’acting n’est pas accordé à tous les danseurs et l’alchimie de leur rapport s’est constatée dès 2008 lors de leur première rencontre mais en s’affranchissant totalement des contraintes techniques, le caractère très riche de la théâtralisation offerte lors de cette Première relève presque de la synesthésie. 

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Leur fusion dramatique, intellectuelle et émotionnelle produit une narration particulièrement limpide alors que très documentée et alimentée par une multitude de détails qui s'emboîtent magistralement les uns dans les autres, simplement et naturellement. Les sentiments, au principe de l'histoire, s’expriment autant dans la danse que dans les longs passages non dansés, le regard aux multiples facettes de Marguerite, les attitudes d’Armand assis dans sa tanière ou lisant le journal de Marguerite. 

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Les trois pas de deux autour desquels le ballet s’articule posent des jalons dans la progression dramatique où le couple évolue avec clarté dans les sentiments, la séduction, l’épanouissement, la maturité jusqu'à la colère et la déception.  Agnès Letestu décrit les états d’âme de ses aspirations et ses renoncements avec une poignante justesse, Stéphane Bullion révèle une infinité de teintes dans son plaisir comme dans son désarroi.  
Séparément, ils nourrissent la compréhension de leurs rapports communs, car une des grandeurs de ce partnership, c'est de tenir la même ligne dramatique  lorsqu'ils ne sont pas ensemble sur scène. La douleur de Stéphane Bullion, dans un solo de la Lettre d’une violence incroyable, fait écho à la misère d’Agnès Letestu dans les passages avec le père Duval et Manon, comme un dialogue surnaturel où finalement, tout en s'affrontant, ils se comprendraient dans l'inéluctable manière dont tout va se terminer.

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Tout est tellement prenant et intense dans leur relation qu’ils monopolisent l’attention, ce qui est d’autant plus facilité par les personnages annexes, aides à la narration remarquablement interprétés par le couple miroir, Manon/Des Grieux, un Christophe Duquenne parfaitement décadent et la glamour Eve Grinsztajn et les amis Gaston/Prudence un Nicolas Paul sémillant et une mutine Nolwenn Daniel.

Pour l’ouverture de la saison, on ne pouvait rêver plus parfaite soirée.

John Neumeier saluant ses artistes
(Christophe Duquenne - James Tuggle - Agnès Letestu - Stéphane Bullion - Nolwenn Daniel- Frédéric Vaysse-Knitter)

samedi 21 septembre 2013

La Dame aux Camélias 21 septembre - 10 octobre 2013


La Dame aux Camélias
Ballet en un prologue et trois actes d'après le roman d'Alexandre Dumas fils
Musique - Frédéric Chopin
Chorégraphie et mise en scène John Neumeier (1978)
Décors et costumes - Jürgen Rose
Lumières - Rolf Warter
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en le 20 juin 2006
Orchestre de l'Opéra national de Paris
Direction musicale - James Tuggle
Pianos - Emmanuel Strosser, Frédéric Vaysse-Knitter
La description synoptique du ballet se trouve dans l'entrée sur le ballet de 2008 "La Dame aux Camélias 21 juin-11 juillet 2008"

Stéphane Bullion - Agnès Letetsu

La Dame aux camélias les saisons passées :

Saison 2007-2008 
Plein Feux 
Programme et synopsis
Stéphane Bullion-Agnès Letestu
Review
DVD

Saison 2009-2010
Programme
Review Première 2 février 2010
Review

Stéphane Bullion - Agnès Letetsu




Saison 2013-2014


lundi 22 juillet 2013

Bye Bye 2012-2013


Sortie mystique avec Signes d’une programmation 2012-2013 pas très exaltante, la saison de ballets n’a pas vécu beaucoup de temps forts à Paris. Se sont succédés deux créations sans grand intérêt, deux classiques pas mémorables dont l’épouvantable Sylphide -alors que la compagnie a présenté Giselle aux Australiens- et plusieurs affiches mixtes aux œuvres inégales et parfois mal distribuées, dont on retient quand même la pièce magnétique de Merce Cunningham Un jour ou deux.  

Eleonora Abbagnato - Nicolas Le Riche 

Il aurait été possible de s’enthousiasmer pour l’affiche Roland Petit mais quel dommage d’avoir remplacé Le Jeune homme et la mort présent en 2010 par Carmen, surtout pour ne pas y distribuer Isabelle Ciaravola ! Cette faute de goût a eu néanmoins le mérite de célébrer enfin Eleonora Abbagnato, artiste trop tardivement couronnée, même si sa Mort aux côtés du Jeune homme est tout aussi inoubliable, voire plus, que sa Carmen et aurait tout aussi bien servi une nomination dans son répertoire de prédilection. 

Eleonora Abbagnato - Nicolas Le Riche 
La Troisième symphonie de Gustav Mahler a cruellement souffert de l’absence inexplicable de Nicolas Le Riche dans le rôle principal.  Son Roméo venait pourtant de sauver, avec le Solor de Stéphane Bullion et la Nikiya d'Agnès Letestu, le gala Noureev, hommage manquant un peu trop d’ambition. Cette défection laisse sceptique sur la programmation ces dernières années de ce danseur toujours aussi enthousiasmant, dans sa danse comme dans sa compréhension du répertoire. Heureusement, Stéphane Bullion qui rend tout ce qu'il danse spirituel, s'inscrit dans la même veine avec sa vision profonde des rôles qu'on lui confie. Sa partenaire de prédilection, Agnès Letestu, Nikiya souveraine,  a encore envoûté dans Kaguyahime même si le ballet a perdu de son impact visuel en passant de Bastille à Garnier, et dans Signes, ballet onirique qui a finalement mieux terminé la saison qu’elle n’avait commencé avec des Balanchine bien datés.

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Avec Ludmila Pagliero qui évacue toute la médiocrité du répertoire par son intelligence de la scène et son énergie rayonnante, ces artistes ont entretenu une flamme qui devrait se rallumer lors de la saison prochaine dont la succession d’œuvres au programme s’annonce très intéressante sur le papier, excepté encore une fois sur le seul vrai classique, bien poussiéreux, dans le fond comme dans la forme. Enfin... de Bausch à Cullberg en passant par Kylian et Preljocaj, des néoclassiques narratifs de Cranko et Petit, on trouve là au moins beaucoup de bonheurs en perspective  dans des ballets très riches si la distribution est à la hauteur ; et même si Nicolas Le Riche et Agnès Letestu vont quitter la compagnie, Stéphane Bullion et Ludmila Pagliero semblent prêts à assurer la relève.

Stéphane Bullion - Ludmila Pagliero 



dimanche 21 juillet 2013

Saison 2012-2013

Stéphane Bullion - Eve Grinsztajn
Balanchine
Serenade - Agon - Le Fils prodigue
24 septembre - 18 octobre 2012, Opéra Garnier
Programme



Marie-Agnès Gillot-Merce Cunningham
Sous apparence- Un jour ou deux
31 octobre - 10 novembre 2012, Opéra Garnier
Programme - ReviewRencontre Sous apparence


Don Quichotte
Rudolf Noureev
16 novembre - 31 décembre 2012, Opéra Bastille
Programme - Rencontre 



Emilie Cozette - Benjamin Pech
William Forsythe - Trisha Brown
In the middle somewhat elevated-O Zlozony / O Composite -Woundwork I - Pas./Parts
3-31 décembre 2012, Opéra Garnier
Programme



Le ballet hors les murs : Sydney Capitol Theater
Giselle
Jean Coralli/Jules Perrot
29 janvier - 9 février 2013
Programme

Kaguyahime
Jiri Kylian
1-17  février 2013, Opéra Garnier
Programme


Hommage à Rudolf Noureev
6 mars 2013, Opéra Garnier
Programme



Roland Petit
Rendez-vous - Le Loup - Carmen
15-29 mars 2013, Opéra Garnier
Programme - Eleonora Abbagnato



Troisième symphonie de Gustav Mahler
John Neumeier
9 avril-12 mai  2013, Opéra Bastille
Programme
Béjart-Nijinski-Robbins-Cherkaoui/Jalet
L'Oiseau de feu-L'Après midi d'un faune-Afternoon of a faun-Boléro
2 mai-3 juin 2013, Opéra Garnier
Programme
Le ballet hors les murs : 2013 Japan Tour
Les Enfants du paradis
José Carlos Martinez
25-26 mai 2013, Nagoya Aïchi arts centre
29 mai-1er juin 2013, Tokyo Bunka Kaikan
Programme

La Sylphide
Pierre Lacotte
22 juin-15 juillet 2013, Opéra Garnier
Programme


Signes
Carolyn Carlson
3-15 juillet 2013, Opéra Bastille
Programme -  Review


lundi 15 juillet 2013

Signes

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Signes, œuvre de l’instant, rêve dansant léger et fugace, plaisir sans conséquence comme des touches de couleurs dans l’immensité de l'Opéra Bastille. 
Mais Signes aussi, comme les sinuosités du corps d’une Agnès Letestu mystérieuse qui libère ses intentions à travers des énergies magnétiques. 


Stéphane Bullion - Agnès Letestu


Signes,  comme son regard ludique qui rejoint les mouvements félins d’un Stéphane Bullion à l’humeur parfois badine dans des moments à tous deux incongrus.
Signes comme une célébration du corps libéré. De ces ambiances qui portent sur d’autres cimes où juste un travail sur les courbes intrigue l’esprit et charme l’œil. 
Signes aux élans d’apparence familière  tournant à l’énigmatique.

Stéphane Bullion - Agnès Letestu


Signes avec un pas de deux central qui rassure sur l’intention : on est au ballet. Encore une fois, Stéphane Bullion et Agnès Letestu y retrouvent l’osmose des sens et du corps, le feu et la glace sont des éléments à risques qui fusionnent ici avec glamour, sensualité mais aussi poésie. Des moments précieux à apprécier sans modération.

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

Signes, la touche aérienne et majestueuse d’une garde robe pour géants, rivalisant avec les grands formats du décor et bougeant avec autant de souplesse que les danseurs qui la portent au rythme d’une musique minérale, entraînante et sans afféterie.  
La spirale infernale des corps flottants offre une conclusion aux allures de mysticisme sous l’œil noir d’un pouvoir serein et d’une rotation sans fin. 


Stéphane Bullion - Agnès Letestu

mercredi 3 juillet 2013

Signes 3-15 juillet 2013

Signes
sur une idée originale d'Olivier Debré
Chorégraphie - Carolyn Carlson
Décors et costumes - Olivier Debré
Musique originale - René Aubry
Lumières - Patrice Besombes
Production créée pour le Ballet de l'Opéra de Paris le 27 mai 1997
Musique enregistrée

Stéphane Bullion

samedi 22 juin 2013

La Sylphide 22 juin-15 juillet 2013

La Sylphide
Ballet en deux actes d'après Philippe Taglioni
Livret d'Adolphe Nourrit
Musique - Jean Madeleine Schneitzhoeffer & Ludwig Wilhelm Maurer (extraite du ballet L’ombre de Taglioni) pour le pas de trois de l’Acte 1
Adaptation et chorégraphie - Pierre Lacotte
Décors - Marie-Claire Musson d'après Pierre Ciceri
Costumes - Michel Fresnay d'après Eugène Lami

Production créée par le ballet de l'Opéra national de Paris le 9 juin 1972
Orchestre de l'Opéra national de Paris
Direction musicale - Philippe Hui

Dorothée Gilbert

samedi 1 juin 2013

Les Enfants du Paradis, tournée au Japon mai-juin 2013


Les Enfants du Paradis
Ballet en deux actes d'après le scénario de Jacques Prévert et le film de Marcel Carné
Musique - Marc-Olivier Dupin
Adaptation - François Roussillon et José Martinez
Chorégraphie - José Martinez
Décors - Ezio Toffolutti
Costumes - Agnès Letestu
Lumières - André Diot
Nagoya Philarmonic Orchestra (May 25th & 26th, 2013 in Nagoya Aichi Art Centre)
Theater Orchestra Tokyo (May 30-31th & June 1st, 2013 in Tokyo Bunka Kaikan)
Direction musicale - Jean-François Verdier
Ballet créé pour le Ballet de l'Opéra de Paris le 21 octobre 2008

Stéphane Bullion - Agnès Letestu

La description synoptique du ballet se trouve dans l'entrée sur le ballet de 2008 "Les enfants du paradis 21/10 - 8/11 2008"