samedi 20 septembre 2008

Hommage à Jerome Robbins 20-30/09 2008


En Sol
Musique - Maurice Ravel Concerto pour piano et orchestre en sol majeur
Chorégraphie - Jerome Robbins (1975)
Décor et costumes - Erté
Lumières Jennifer Tipton remontées par Les Dickert
Piano - Elena Bonnay
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 1975

En Sol
Dorothée Gilbert et Christophe Duquenne

Triade
Musique originale - Nico Muhly commande de l'Opéra national de Paris
Chorégraphie et costumes - Benjamin Millepied
Lumières - Patrice Besombes
Piano - Frédéric Lagnau
Trombones - Bruno Flahou, Jean Raffard
création mondiale

Triade
Audric Bezard et Marie-Agnès Gillot

In The Night
Musique - Frédéric Chopin Quatre Nocturnes pour piano op. 27 n° 1, op. 55 n° 1 et 2, op. 9 n°2
Chorégraphie - Jerome Robbins (1970) réglée par Jean-Pierre Frohlich
Costumes - Antony Dowell
Lumières - Jennifer Tipton remontées par Les Dickert
Piano - Ryoko Hisayama
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 1989

In the Night, Deuxième Pas de deux
Agnès Letestu et Stéphane Bullion

The Concert ou les malheurs de chacun
Musique - Frédéric Chopin pièces pour piano
Chorégraphie - Jerome Robbins (1956) réglée par Jean-Pierre Frohlich
Costumes - Irène Sharaff
Lumières - Jennifer Tipton remontées par Les Dickert
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 1992

mercredi 16 juillet 2008

Saison 2007-2008

Wuthering Heights
Kader Belarbi
21 septembre - 6 octobre 2007, Opéra Garnier
Programme
Roméo et Juliette
Sasha Waltz
5 - 20 octobre 2007, Opéra Bastille
Programme


Le Songe de Médée / Genus
Angelin Preljocaj- Wayne McGregor
26 octobre - 10 novembre 2007, Opéra Garnier
Programme - Pleins Feux Genus


Casse-Noisette
Rudolf Noureev d'après Marius Petipa et Lev Ivanov
14 novembre - 31 décembre 2007, Opéra Bastille



Paquita
Pierre Lacotte
11 - 30 décembre 2007, Opéra Garnier
Programme - Pleins Feux

Orphée et Eurydice
Pina Bausch
4 - 19 février 2008, Opéra Garnier
Programme



Suite en blanc/L'Arlésienne/Le Boléro
Serge Lifar- Roland Petit- Maurice Béjart
14 - 16 février 2008, Créteil, Maison des arts
Programme

Caligula
Nicolas Le Riche
15 - 28 mars 2008, Opéra Garnier
Programme - Synopsis


Les Quatre Tempéraments/Raymonda (extraits)/ Artifact Suite
George Balanchine, Rudolf Noureev, William Forsythe
4 avril - 9 mai 2008, Opéra Bastille
Programme - Wilfried Romoli 


La Maison de Bernarda / Une sorte de...
Mats Ek
26 avril - 11 mai 2008, Opéra Garnier
Programme

La Dame aux camélias
John Neumeier
21 juin -12 juillet 2008, Opéra Garnier
ProgrammeRecension - Stéphane Bullion - Agnès Letestu - DVD
Pleins Feux

Signes
Carolyn Carlson - Olivier Debré
28 juin - 14 juillet 2008, Opéra Bastille
Programme - Kader Belarbi

mardi 15 juillet 2008

La Dame aux camélias

Stéphane Bullion

La Dame aux camélias de John Neumeier est un de ces ballets néo-classiques devenus presque mythiques avec le temps. Entré dans le répertoire de l’opéra de Paris en 2006, l’engouement pour sa narration élaborée et sa danse complexe mais présentées dans une scénographie limpide a conduit à sa troisième reprise et à une captation pour figer à jamais ce succès chorégraphique et populaire.
Il s'articule autour de trois actes dont chaque point d'orgue est un pas de deux plein de lyrisme et d'expressivité. Au-delà de la narration de l'histoire d'Alexandre Dumas fils même dans le ballet, ces trois pas de deux sont eux-mêmes des lieux où se développent les rapports entre personnages, capitaux dans la progression de l'histoire.

Agnès Letestu et Stéphane Bullion (Acte 1)

Une première période de cette série de 2008 a respiré au rythme de l’état du genou d’Hervé Moreau puis dans un deuxième temps, des capacités de Stéphane Bullion, désigné pour le remplacer auprès d’Agnès Letestu pour effectuer la captation, à s’adapter à une partenaire avec qui il n’avait jamais dansé trois jours avant la première prise de vue.

Stéphane Bullion (Acte 1)

En effet, cette reprise a débuté sur un coup de théâtre avec la blessure d’Hervé Moreau lors de la première et le remplacement dans les rôles des héros par Stéphane Bullion et Isabelle Ciaravola pour le troisième acte, un acte très technique au point de vue des portés qu’on n’a pas imposé à Stéphane Bullion de danser avec Agnès Letestu, mais avec sa partenaire désignée pour une unique représentation plus tard dans la série. Ce troisième acte d'anthologie a sans doute scellé le destin de Stéphane Bullion mais suspens et inquiétudes de tous ordres ont malgré tout jeté une ombre sur les diverses représentations, les autres partenariats aux diverses qualités n’ayant pas retenu l’attention de John Neumeier. Pourquoi ?

Agnès Letestu et Stéphane Bullion (Acte 1)

Quatre couples se sont donc lancés dans le challenge de ce ballet aux pas plutôt techniques sous une apparence très limpide, et surtout aux portés très récurrents qui réclament maîtrise technique et fluidité dans les partenariats. Les danseurs de l’opéra de Paris sont d’excellence, ce n’est donc pas sur ces qualités que la différence s’est faite, mais plutôt sur la qualité de jeu des danseurs. In fine, celui-ci a révélé que le choix de John Neumeier était sans doute le bon, même si Isabelle Ciaravola et Stéphane Bullion ont paru allier une fluidité et une ampleur dramaturgique d’une exceptionnelle qualité, mais l’Opéra étant ce qu’il est, c’eut été sans doute trop d’élire deux premiers danseurs dans les rôles titres pour la postérité.

Isabelle Ciaravola et Stéphane Bullion (Acte 1)

Stéphane Bullion est un danseur très réfléchi dans son jeu et toutes ses apparitions sont teintées de caractère. Il présente souvent des aspects des personnages bien à lui qui surprennent quelquefois, une manière de s’approprier les rôles comme s’il les vivait avec sa propre personnalité. De fait, son Armand est totalement à l’image de ce qu’on pouvait attendre. De plus, avec ses deux partenaires, il a abordé un personnage un peu différent, jeune homme instable et orgueilleux avec Agnès Letestu, plus dominateur avec Isabelle Ciaravola.

Stéphane Bullion (Acte 2)

La force de Stéphane Bullion tient également dans la mise en œuvre de ces qualités d’acteur, non seulement lors des parties non dansées, mais aussi un jeu très poussé lors des pas de deux et de son solo du deuxième acte. Il n’a pas l’évidente virtuosité de Mathieu Ganio, mais la richesse de ses rapports avec ses partenaires lors des échanges de regards ou de petits gestes est immense, la signification de sa gestuelle totalement en prise avec l’histoire. Ces qualités s’expriment dans le solo dit de la lettre, où fougue, vigueur, tristesse et désespoir s’exhalent dans des moments d’une force dramatique très prenante.

Stéphane Bullion (Acte2)


Stéphane Bullion a donc dû affronter les redoutables portés de John Neumeier avec Agnès Letestu, danseuse de haute taille, et même s’il est beaucoup plus à l’aise avec Isabelle Ciaravola, la profondeur qu’il apporte à la psychologie d’Armand a largement affecté à son personnage de jeune homme en émoi, la nervosité parfois remarquée, surtout lors de leur première représentation.

Agnès Letestu (Acte 3)

Agnès Letestu s’est un peu retrouvée dans le même cas de figure que Stéphane Bullion, l’expérience et la connaissance du rôle en plus, puisqu’elle avait dansé en 2006 avec Jiří Bubeníček et Hervé Moreau. Elle campe une Marguerite touchante et très intellectualisée, contrairement à Isabelle Ciaravola ou Clairemarie Osta. Cela s’accorde d’ailleurs assez bien avec l’Armand de Stéphane Bullion très intériorisé, au regard noir qui dit tout. Avec Roberto Bolle pour deux représentations, on a moins noté cette implication dramaturgique, face il est vrai à un Armand plutôt sec et peu nourri.

Agnès Letestu (Acte 3)

Avec Stéphane Bullion, la construction des rapports est très élaborée. C’est l’histoire des non dits, dans le moments heureux où il n’est pas besoin de parler, mais aussi dans les moments tragiques où chacun se renferment sur ses positions. Ses liens à Armand se nourrissent de sa position de supériorité, ici dans tous les sens du terme – connaissance de la vie parisienne, des aléas de l’amour, du regard de la société de sa maladie, et pour la danseuse, de sa grande taille qui la contraint à ne pas minauder mais à exprimer autrement ses tentations et ses hésitations.

Agnès Letestu et Stéphane Bullion (Acte 3)

Agnès Letestu aime et hésite avec tact et retenue et lorsqu’elle succombe, l’effet n’en est que plus spectaculaire. La forte personnalité de Stéphane Bullion efface un peu Isabelle Ciaravola qui a du mal à imposer cette figure altière qu’Agnès Letestu porte au plus au point. Clairemarie Osta et Delphine Moussin, toutes les deux très fines actrices, souffrent du faible potentiel dramatique de leurs Armand, Mathieu Ganio et Manuel Legris, alors qu’Eleonora Abbagnato en fait sans doute un peu trop aux côtés de Benjamin Pech, portant la représentation avec la distance d’une représentation théâtrale, et plus dans l’histoire d’amour poignante où nous plongent Stéphane Bullion et Agnès Letestu.

Stéphane Bullion (Acte 3)

John Neumeier a eu la remarquable idée d’insuffler à son ballet une touche à la fois de complexité mais aussi source de richesse, en introduisant un couple miroir aux deux héros, dont la destinée mesure la distance des deux personnages dans l’histoire. Avec Manon et Des Grieux, les héros de la représentation où Armand et Marguerite se sont rencontrés, on retient la justesse de Christophe Duquenne et la fraîcheur de Mathias Heymann, et l’on regrette le choix de José Martinez pour la captation, qui surjoue un peu trop le rôle et n'a pas su trouver l'équilibre entre le personnage de théâtre et celui du rêve, d’autant plus que sa partenaire Delphine Moussin évolue plutôt dans la finesse. Isabelle Ciaravola a également quant à elle campé une Manon pleine de sensibilité et d’un grand lyrisme...
Le même Christophe Duquenne dans le rôle de Gaston Rieux a fait preuve d’une simplicité sympathique absente de celui de Karl Paquette, un peu énervant aux côtés de Dorothée Gilbert dans le grand numéro du deuxième acte.

Agnès Letestu et Stéphane Bullion

dimanche 13 juillet 2008

Adieux de Kader Belarbi

Marie-Agnès Gillot, Carolyn Carlson, Kader Bélarbi et ses enfants, Aurélia Bellet

La Dame aux camélias

Stéphane Bullion et Agnès Letestu

samedi 28 juin 2008

Signes



Signes
sur une idée originale d'Olivier Debré
Musique originale - René Aubry
Chorégraphie - Carolyn Carlson
Décors et costumes - Olivier Debré
Lumières - Patrice Besombes
Production créée pour le Ballet de l'Opéra de Paris le 27 mai 1997
Musique enregistrée

Marie-Agnès Gillot & Kader Belarbi



samedi 21 juin 2008

La Dame aux Camélias 21 juin-11 juillet 2008


La Dame aux Camélias
Ballet en un prologue et 3 actes d'après le roman d'Alexandre Dumas fils
Musique - Frédéric Chopin
Chorégraphie et mise en scène John Neumeier (1978)
Décors et costumes - Jürgen Rose
Lumières - Rolf Warter
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris en le 20 juin 2006
Orchestre de l'Opéra national de Paris
Direction musicale - Michael Schmidtsdorff
Pianos - Emmanuel Strosser, Frédéric Vaysse-Knitter

Armand
Stéphane Bullion

Argument (source Opéra de Paris)

PROLOGUE
Largo de la Sonate en si mineur op. 58
Une liquidation a lieu pour cause de décès. Tout le mobilier d’un appartement luxueusement meublé doit être vendu aux enchères. Entre le commissaire priseur et ses aides est assise Nanine, la fidèle servante qui fait ses adieux. Des acheteurs potentiels et des visiteurs poussés par la curiosité, mais aussi d’anciennes connaissances et amis de la défunte examinent les lieux. Parmi eux un vieil homme, Monsieur Duval. Un jeune homme entre précipitamment. C’est Armand Duval. À la vue de cet environnement qui lui est si familier, il semble sur le point de s’évanouir. Avec tendresse, le vieil homme vient soutenir son fils. Submergé par ses souvenirs, Armand se confie à son père et commence à lui raconter son histoire.

Le Salon de Marguerite

ACTE 1 : au Théâtre des Variétés
Concerto n °2 pour piano et orchestre en fa mineur op. 21

Ce soir-là, au Théâtre des Variétés, on donne le ballet Manon Lescaut, le célèbre drame de la courtisane sans cesse déchirée entre son goût du luxe et sa quête d’amour. Dans le public se trouve l’une des femmes les plus belles et les plus courtisées de Paris, Marguerite Gautier. Touchée par le comportement de Manon, elle se sent proche de l’héroïne, mais se refuse à voir en elle son propre reflet.


Armand à la représentation de Manon
Stéphane Bullion

Armand a déjà pu admirer Marguerite de loin, sans jamais avoir eu l’occasion de faire sa connaissance. C’est la première fois qu’il lui est présenté. Bouleversé par cette rencontre, il suit la représentation dans un état de trouble extrême. Il retrouve dans la personne de Des Grieux, l’amant fidèle de Manon, des caractéristiques qui lui sont familières et craint un instant d’entrevoir son propre avenir dans ce tragique destin. Après la représentation, pour se distraire de la présence du comte de N., Marguerite invite chez elle Gaston, l’ami d’Armand, et Prudence, une courtisane un peu vulgaire. Armand les accompagne. Mais Marguerite se sert de lui pour provoquer le comte. La situation s’envenime. Le comte de N., jaloux, quitte l’appartement tandis que Marguerite, prise d’une quinte de toux, se retire. Armand la suit pour lui proposer son aide et ne peut se retenir de lui déclarer son amour.

Agnès Letestu et Stéphane Bullion

Elle commence par le repousser, mais est en même temps touchée par la passion qu’il lui manifeste. Par la suite, leur relation s’intensifie. Pourtant, Marguerite continue de mener la même vie, qui la conduit de bal en bal, d’admirateur en admirateur, d’un vieux duc à un jeune comte. Mais Armand persiste à l’attendre. Il la suit à la campagne où le duc, préoccupé par la mauvaise santé de Marguerite, a mis une maison à sa disposition.

Agnès Letestu et Stéphane Bullion

ACTE II : à la campagne
Valse n°l en la bémol majeur extraite des Trois valses brillantes op. 34
Trois Ecossaises op. 72
Valse n°3 en fa majeur extraite des Trois valses brillantes op.3
Largo de la Sonate en si mineur op. 58
Prélude n°2 en la mineur, n°17 en la bémol majeur, n°15 en ré bémol majeur, extraits des 24 préludes op. 28
Largo de la Sonate en si mineur op. 58
Prélude n°2 en la mineur, n °24 en ré mineur, extraits des 24 Préludes op.28

Armand et Marguerite à la campagne
Stéphane Bullion et Agnès Letestu

À la campagne, Marguerite continue de mener son existence dissolue et dépensière aux frais du duc. Un jour, une confrontation ouverte oppose ce dernier à Armand. Pour la première fois, Marguerite prend le parti de son amant et renonce à la richesse et à la sécurité.

Marguerite à la campagne
Agnès Letestu

Le duc les quitte, ulcéré. Les amis s’en vont aussi. Finalement, Armand et Marguerite restent seuls et peuvent vivre leur amour sans contrainte. À la pensée que ce bonheur est désormais irrémédiablement perdu, Armand s’effondre une nouvelle fois. Bouleversé, son père se rappelle le rôle qu’il a joué dans cette histoire.

Armand et Marguerite à la campagne
Stéphane Bullion et Isabelle Ciaravola

En apprenant la conduite de son fils, il était allé voir Marguerite dans sa maison de campagne, à l’insu d’Armand, et avait exigé qu’elle se sépare de lui. Par amour pour Armand, Marguerite avait accepté de se sacrifier. Profitant de l’absence d’Armand, elle était rentrée à Paris et s’était de nouveau jetée à corps perdu dans son ancienne existence. Armand raconte maintenant à son père comment, à son retour, il a trouvé la maison vide. Il a attendu Marguerite en vain jusqu’à ce que Nanine lui apporte une lettre dans laquelle Marguerite avait écrit qu’elle le quittait pour reprendre son existence d’avant. Ne pouvant y croire, il s’est précipité sur le champ à Paris. Quand il est arrivé dans l’appartement, il l’a surprise dans les bras d’un autre.

Stéphane Bullion


ACTE III : sur les Champs-Elysées
Extrait de Grande fantaisie sur des airs polonais pour piano et orchestre en la majeur op. 13,
Largo ma non troppo, Andantino, Allegretto, Vivace
Ballade en sol mineur op.23
Andante spianato et Grande polonaise brillante pour piano et orchestre en mi bémol majeur op.22
Deuxième mouvement du Concerto n °1 pour piano et orchestre en mi mineur op.11
Largo de la Sonate en si mineur op. 58

Stéphane Bullion et Agnès Letestu

Quelque temps plus tard, Marguerite et Armand se rencontrent par hasard sur les Champs-Élysées. Elle est en compagnie d’une autre belle courtisane, Olympe, pour laquelle Armand se met immédiatement en frais. Il lui faut tourmenter Marguerite, car il se sent profondément blessé.

Stéphane Bullion et Agnès Letestu

Pour se venger, il entretient désormais Olympe. Marguerite, déjà condamnée par la maladie, va une dernière fois trouver Armand et lui demande d’abandonner son attitude humiliante et de la ménager. Ils se retrouvent. Mais Marguerite est poursuivie dans son sommeil par la vision cauchemardesque de Manon.

Stéphane Bullion et Isabelle Ciaravola

À son réveil, elle promet de rester fidèle à sa promesse. Elle quitte secrètement son bien-aimé et Armand se retrouve seul une deuxième fois. Alors, à l’occasion d’un grand bal, il l’offense publiquement en lui remettant une enveloppe remplie de billets de banque comme salaire pour ses services de courtisane. Marguerite s’effondre. Parvenu à la fin de son récit, Armand et son père se séparent. Nanine, qui a entendu Armand arriver, revient et lui donne le journal intime de Marguerite.

Armand et le journal de Marguerite
Stéphane Bullion

Il commence à le lire et prend conscience de la rapide dégradation de la santé de Marguerite. Il revit sa dernière sortie au théâtre où l’on donne Manon Lescaut. Bannie en Amérique, ruinée, Manon s’enfuit. Elle meurt d’épuisement dans les bras de son fidèle amant Des Grieux, qui l’a suivie jusque dans son exil. Marguerite sort du théâtre, malade et désespérée. Mais les figures du ballet la poursuivent dans les visions suscitées par sa fièvre, se mêlant à ses propres souvenirs et espoirs. Elle aimerait revoir Armand encore une dernière fois. C’est désormais abandonnée par ses anciens amis, qu’elle confie ses angoisses et ses regrets à son journal. Elle le donne à Nanine pour Armand. Marguerite meurt seule dans le plus grand dénuement.

Armand et Marguerite
Stéphane Bullion - Isabelle Ciaravola
Photo © Anne Deniau

samedi 7 juin 2008

Pleins Feux La Dame aux camélias

Christophe Duquenne - Eve Grinsztajn

Christophe Duquenne et Eve Grinsztajn en répétition avec Viviane Descoutures, assistante maître de ballet et Ryoko Hisyama, chef de chant. 

samedi 26 avril 2008

Mats Ek 26 avril-11 mai 2008

La Maison de Bernarda
Ballet en un acte
D’après la pièce de Frederico Garcia Lorca
Musique - Johann Sebastian Bach et musiques traditionnelles espagnoles
Chorégraphie - Mats Ek
Décors et costumes - Marie-Louise Ekman
Lumières - Jörgen Jansson
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

La maison de Bernarda- L'Homme
Stéphane Bullion

Une sorte de…
Musique - Henryk Gorecki
Chorégraphie - Mats Ek
Décors et costumes - Maria Geber
Lumières - Ellen Ruge
ENTRÉE AU RÉPERTOIRE

Une sorte de...
Miteki Kudo, Benjamin Pech, Nolwenn Daniel, Nicolas le Riche