samedi 2 avril 2016

Iolanta/Casse-Noisette

Stéphane Bullion - Marine Ganio

Pour lancer leur première saison, Stéphane Lissner et Benjamin Millepied avaient imaginé une soirée extraordinaire reproduisant la mythique création de Iolanta et Casse-Noisette en l’an 1892. Pari difficile avec deux œuvres de disciplines différentes, lyrique et chorégraphique, ayant pour seul lien, la musique de Tchaïkovski. Pari gagné dans le sens où cette version se lit Iolanta/Casse-Noisette, œuvre totale et indissociable, ce qu’elle ne fut pas en 1892. Elle se distingue aussi grâce à des chanteurs et des danseurs  brillants et totalement engagés dans l'aventure. 

Marion Barbeau (de dos), Caroline Bance, Takeru Coste, Stéphane Bullion, Sonya Yoncheva, Nicolas Paul, Alice Renavand

Une fois ce parti pris, la tâche confiée à un metteur en scène en vogue qui s’est distingué dans des relectures de livrets d’opéra a d’évidence un peu nui à la profondeur chorégraphique du ballet comme au rayonnement de l’interprétation lyrique. Pour le ballet, les trois chorégraphes retenus ont clairement travaillé sur une trame très stricte écrite par Dmitri Tcherniakov qui leur laissait peu de liberté, le metteur en scène signant également les décors et imposant une esthétique année 50 plaçant notamment les danseuses sur talons aiguilles, contrainte très forte. Cependant, cette écriture centralisée du scénario permet la répartition harmonieuse des chorégraphes au style très distinct : à Arthur Pita, l’Entertainment, à Edouard Lock, l’angoisse et la dérision, à Sidi Larbi Cherkaoui, le charme dans les valses et les pas de deux. 



Pour unir les deux œuvres, l’idée de l’opéra dans le ballet est séduisante, d’aucun regretteront une mise en scène statique de Iolanta dans un espace réduit qui étouffe le son, mais la direction d’acteurs est précise et la distribution des voix brillante, dominée par la lumineuse Sonya Yoncheva.  D’autres ponts se retrouvent entre l’œuvre lyrique et l’œuvre chorégraphique, dans l’image et l’attitude des personnages -Marie/Iolanta la jeune fille simple, Vaudémont le timide, Robert le gouailleur, Ibn-Hakia/Drosselmeyer-, des lieux mais aussi dans les dispositions protectrices de l’entourage des jeunes Iolanta et Marie.

Marion Barbeau - Stéphane Bullion

Le cadeau d’anniversaire à la Marie de Casse-Noisette s’avère somptueux. Du Noël originel, on passe donc à une fête d’anniversaire où les chanteurs de Iolanta sont invités à participer, la substitution entre chanteurs et danseurs s’effectuant sur scène à la fin de l’opéra, grâce à leur apparence similaire, des vêtements, chapeaux et manteaux, évoquant l’hiver russe à la perruque rousse qu’arborent en commun Arnold Rutkowski et Stéphane Bullion : Vaudémont, le sauveur de Iolanta sera l’idéal amoureux de Marie, d’abord pendant sa fête, puis dans son rêve et finalement dans son cauchemar.

Stéphane Bullion, Marine Ganio, Alice Renavand

Tout débute donc pour le ballet dans l’atmosphère potache d’une soirée d’anniversaire animée par Drosselmeyer, un pétillant Nicolas Paul, chorégraphiée par Arthur Pita, un peu simplette qui contraste bien avec le règne de la terreur imposée par Edouard Lock dans la scène suivante de la Nuit. Là, l’ambiance Broadway sympathique que Pita avait dessinée se transforme en menace glaciale, la gestuelle rapide et acérée de Lock prenant le pas sur le reste du tableau. Alice Renavand, mère agressive s’oppose à l’idylle naissante entre Marie et Vaudémont, soutenue par une famille qui pète les plombs, sinistres comme les rats de la version traditionnelle de Casse-Noisette. L’effet est d’autant plus fort que les danseuses, sur leurs talons aiguilles, ont surtout une mobilité du haut du corps, accentuent les gestes brusques alors que les garçons pirouettent à vitesse grand V comme des bourrasques. 

Marion Barbeau - Alice Renavand

Cette sensation de rapidité chère à Edouard Lock se retrouve dans la scène de la forêt où Marie s’éveille à la sexualité devant des doubles agités de Vaudémont. Elle s’oppose dans les usuels divertissements pris en main par les doubles de Marie à cette mobilité des bras sur un corps  relativement statique. Cette partie du ballet, pleine de dérision évoque les grands événements des années 50, des cosmonautes soviétiques aux gardes rouges de la révolution chinoise en costume Mao.

Antoine Kirscher, Sofia Rosolini, Daniel Stokes, Simon Valastro 
Marie (remarquables Marion Barbeau dans la première distribution et Marine Ganio dans la deuxième), tout le temps en scène, traverse donc une histoire mouvementée et ne connaît que quelques moments de sérénité dans les bras imaginaires de Vaudémont lors des parties chorégraphiées par Sidi Larbi Cherkaoui. Celui-ci débarrasse la danseuse de ses talons par un premier subterfuge de l’effondrement spectaculaire (visuel et sonore) de sa maison. C’est le chaos et c’est sous les décombres que Marie retrouve à terre, sans vie,  Vaudémont qu’elle tente de ranimer dans un pas de deux fait de portés et de relâchement, d’émerveillement et de désillusion, le jeune homme ne se relevant pas à la fin. 

Stéphane Bullion - Marine Ganio

Ce moment de grâce après l’angoisse de la  nuit donnait un peu l’espoir d’un avenir radieux mais débouche sur la valse des flocons, une ode à l’hiver russe où les danseurs emmitouflés dans d’épais manteaux luttent contre la neige en tourmente, visuellement symbolisée par des projections tourbillonnantes. On retrouve Sidi Larbi Cherkaoui avec la valse des fleurs et le grand pas, comme pour une nouvelle fois provoquer la rupture avec le monde lockien angoissant de la forêt et des jouets monstrueux des divertissements. Les doubles de Vaudémont peuplaient l’un, les doubles de Marie l’autre : ils se rejoignent à tous les âges dans la valse de la vie. Au bout de celle-ci, Marie  retrouve Vaudémont pour un pas de deux de l’extase, plus abouti que le premier, plus sensuel aussi. Son voyage initiatique est terminé, elle se retrouve seule endormie chez elle : elle a rêvé. 

Stéphane Bullion - Marine Ganio

mercredi 30 mars 2016

Ratmansky/Balanchine/Robbins/Peck 24 mars - 5 avril 2016


Seven Sonatas
Musique - Domenico Scarlati (K.30, 39, 198, 450, 474, 481, 547)
Chorégraphie - Alexeï Ratmansky (20019)
Costumes - Holly Hynes
Lumières - Brad Fields
Piano - Elena Bonnay
Entrée au répertoire

Distribution de la première, 24 mars 2016
Aurélia Bellet, Audric Bezard, Laura Hecquet, Florian Magnenet, Marc Moreau, Alice Renavand

Florian Magnenet - Alice Renavand

Other Dances
Musique - Frédéric Chopin (Mazurka op.17, n°.4, Mazurka op.41, n°.3, Waltz op.64, n°.3, Mazurka op.63, n°.2, Mazurka op.33, n°.2)
Chorégraphie - Jerome Robbins (1976)
Costumes - Santo Loquasto
Piano - Vessela Pelovska
Entrée au répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris le 11 mars 1999

Distribution de la première, 24 mars 2016
Mathias Heymann, Ludmila Pagliero

Amandine Albisson - Mathieu Ganio

Duo concertant
Musique - Igor Stravinsky (Duo concertant, 1931)
Piano - Jean-Yves Sebillotte
Violon - Karin Ato
Chorégraphie - George Balanchine
Entrée au répertoire

Distribution de la première, 24 mars 2016
Laura Hecquet, Hugo Marchand

Karl Paquette - Myriam Ould-Braham

In Creases
Musique - Philip Glass (Four Movements for two pianos, premier et troisième mouvements)
Chorégraphie - Justin Peck (2012)
Piano - Elena Bonnay et Vessela Pelovska
Costumes - Justin Peck
Lumières - Mark Stanley
Entrée au répertoire

Distribution de la première, 24 mars 2016
Vincent Chaillet, Valentine Colasante, Alexandre Gasse, Marc Moreau, Hannah O'Neill, Aubane Philbert, Daniel Stokes, Ida Viikinkoski

Marine Ganio

mardi 29 mars 2016

samedi 19 mars 2016

Roméo et Juliette, 19 mars - 16 avril 2016

Roméo et Juliette
Ballet en trois actes d’après William Shakespeare
Musique - Sergueï Prokofiev
Chorégraphie et mise en scène - Rudolf Noureev
Décors - Ezio Frigerio
Costumes - Ezio Frigerio et Mauro Pagano
Lumières  - Vinicio Cheli
Orchestre de l'Opéra national de Paris
Direction musicale - Simon Hewett
Production créée pour le ballet de l'Opéra de Paris le 19 octobre 1984

Stéphane Bullion (Tybalt) - Sabrina Mallem (Lady Capulet)

Synopsis du ballet dans l'entrée du 11 avril 2011

Distribution de la Première 19 mars 2016

Roméo - Mathieu Ganio
Juliette - Amandine Albisson
Tybalt - Karl Paquette
Mercutio - François Alu


Fanny Gorse (Rosaline) au centre, de g. à d. Marie-Solène Boulet, Yann Chailloux, Bruno Bouché, Sarah Kora Dayanova


vendredi 11 mars 2016

Iolanta / Casse-Noisette, 9 mars - 1er avril 2016


Iolanta-Casse-Noisette
Musique - Piotr Ilyitch Tchaikovski (1892)
Direction musicale - Alain Altinoglu
Mise en scène et décors - Dmitri Tcherniakov
Chorégraphie - Sidi Larbi Cherkaoui, Édouard Lock, Arthur Pita
Costumes - Elena Zaitseva
Lumières - Gleb Filshtinsky
Vidéo - Andrey Zelenin
Chef des choeurs - Alessandro Di Stefano
Orchestre et Chœurs de l'Opéra national de Paris
Maîtrise des Hauts-de-Seine/Chœur d'enfants de l'Opéra national de Paris


IOLANTA
Opéra en un acte
Livret - Modest Tchaikovski d'après Henrik Hertz La Fille du roi René

Distributions de la Première, 9 mars 2016  (version concert) et 11 mars 2016 (version complète Iolanta/Casse-noisette)

Le roi René - Alexander Tsymbalyuk
Iolanta - Sonya Yoncheva
Vaudémont - Arnold Rutkowski
Robert - Andrei Jilihovschi
Ibn-Hakia - Vito Priante
Almeric - Roman Shulakov
Bertrand - Gennady Bezzubenkov
Martha - Elena Zaremba
Brigitta -  Anna Patalong
Laura - Paola Gardina

Arnold Rutkowski - Sonya Yoncheva 


CASSE-NOISETTE
Ballet en deux actes
Livret - Dmitri Tcherniakov
Chorégraphie -  Sidi Larbi Cherkaoui,  Edouard Lock et Arthur Pita
Assistante d'Arthur Pita - Nina Goldman
Assistants de Sidi Larbi Cherkaoui - Jason Kittelberger, James O'Hara
Assistante d’Edouard Lock - Françoise Vaussenat
Création

Takeru Coste, Stéphane Bullion, Nicolas Paul, Sonia Yoncheva, Alice Renavand, Aurélien Houette

Argument de Casse-Noisette : (source : Programme Opéra national de Paris)

Une fête familiale est organisée en l'honneur de la jeune Marie par Drosselmeyer, un ami proche de la famille. La mère et le père de Marie, ses amis, ses proches et ses voisins lui souhaitent un bon anniversaire : un paradis familial, chaleureux et douillet. Parmi les invités, on aperçoit Robert, que Marie connaît déjà, qui lui présente son ami Vaudémont. Vaudémont fait forte impression sur Marie.




Quand, tard le soir, les invités ayant pris congé, les parents de Marie se retirent dans leur chambre, Marie n'arrive toujours pas à se séparer de Vaudémont.
Marie et Vaudémont restent seuls dans la pièce en pleine nuit quand, soudain, tous ceux qui ont assiste à la fête familiale font brusquement irruption, menaçants : il y a là tous ceux qui devraient logiquement être déjà partis, couchés, ou se trouver loin à cette heure.
Chorégraphie Arthur Pita


Marion Barbeau - Stéphane Bullion

Marie est stupéfaite, elle n'arrive pas à concevoir comment tous peuvent se retrouver de nouveau ici, comment cela peut se produire. Ce sont ses parents, les mêmes amis, ses proches, ses voisins. Tous ceux quelle connaît depuis qu'elle est toute petite. Ils ont l'air d'être comme d'habitude, mais l'expression des visages et des yeux est différente, comme si un esprit terrible avait pris leur apparence. Cela lui paraît invraisemblable, contre nature.
Tous, enragés, se ruent sur Vaudémont. Et Marie, reprenant ses esprits après un choc et un état de torpeur, se précipite à son secours. Tous contre lui, elle contre tous, Mais il est impossible non seulement de vaincre mais même de se taire face à cette force violente.
Chorégraphie Edouard Lock

Marion Barbeau - Stéphane Bullion

La maison de Marie tombe en ruines. Et elle reste seule au milieu des décombres, il n'y a rien autour d'elle. Seule, en robe légère et petits souliers, comme pendant la soirée de fête, elle est perdue, abasourdie. En retrouvant Vaudémont qui a survécu, elle éprouve soudain un sentiment profond pour lui, elle prend conscience de l’importance de son existence dans sa vie, elle se rend compte qu'elle a peur de le perdre et quelle est prête à tout pour lui.
Mais cela ne dure que quelques minutes, et Marie perd Vaudémont. ll meurt.

Marion Barbeau - Stéphane Bullion

Elle va alors le chercher partout, passant d'un espace à un autre. Elle le cherche, refusant de croire qu'il n'est plus - il ne pouvait tout simplement pas mourir, disparaître  comme ça, c’est impossible, elle ne peut l’accepter.
Marie se trouve au milieu d’un paysage terrifiant. Ce sont des images de la fragilité, de l’incertitude de la civilisation. Ca sent la mort. Le froid féroce, pénétrant, et le vent. Les gens sont gelés, engourdis, s’avançant sur la glace. Emmitouflés. Les corps de leurs proches morts, gelés. La neige et le vent cinglant, de face.
Au cours de cette terrible scène, elle s’imprègne peu à peu ce la douleur des autres, la ressentant comme la sienne. Elle a envie de leur donner une partie de son être, de sa chaleur, de les réchauffer. Leurs souffrances deviennent sa propre souffrance, comme si elle était prête à se sentir l’une des leurs.
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui

Marion Barbeau - Alice Renavand
Marie est seule dans la forêt obscure. À la recherche de Vaudémont disparu, elle s'est perdue dans la forêt impénétrable, comme dans un immense labyrinthe sinistre et sans issue. La forêt est remplie de dangers, mais Marie ne connaît pas la peur.
L'espoir de retrouver son bien-aimé vivant la fait avancer et fait naître dans son imagination toutes sortes de visions de Vaudémont, qui se multiplient devant ses yeux.
Marie déboule par hasard dans une clairière pleine de jouets d’enfant délaissés, avec des sourires figés et les yeux ouverts sur leurs visages en plastique. Marie aperçoit de nombreux reflets d'elle-même. Elles jouent toutes a la poupée.
Chorégraphie Edouard Lock

Alice Renavand
On entend la musique de la valse qui provient du haut-parleur. Les couples de jeunes amoureux entrent sur la piste de danse. Marie voit que toutes les filles dans cette danse sont des sosies d'elle-même et tous les jeunes gens sont des Vaudémont. Les couples dansent en tournoyant et Marie est parmi eux.
Elle se rend compte que, peu a peu, ces gens qui dansent deviennent plus âgés qu'elle, d`une vingtaine d`année. Ce sont toujours les mêmes Marie et Vaudémont, mais ils ont tous environ quarante ans, ce sont des familles, entourées de leurs enfants. D'autres Marie et Vaudémont viennent les remplacer, ils ont déjà environ soixante ans et continuent à valser.
Ce sont les vieux qui terminent la danse. Certains couples ne sont plus entiers, parfois un Vaudémont a perdu sa Marie, ou bien Marie reste seule.

Marion Barbeau - Stéphane Bullion
Soudain Marie voit son Vaudémont, vivant. Il n'est pas mort, il n'a pas disparu. Ils se rejoignent dans un bonheur absolu. Tout le mal est reste derrière eux. Marie croit fermement que ça ne se reproduira plus, elle ne le perdra plus jamais.
Mais quelques minutes plus tard il disparaît et elle se rend compte de tout. Il n'est pas là. Ce n`était pas lui, il n`existait que dans son imagination, ce n'était que de l'air. Il n'est plus.
Marie est seule. Elle essaye de combler l'absence de Vaudémont, de deviner l'endroit où il pourrait se trouver, sentir dans l'air son corps, reconstituer ce qui est perdu. Mais peu à peu. elle se rend compte de la vanité de ces efforts. Le désespoir et la douleur s’emparent d'elle.

Marion Barbeau - Stéphane Bullion

Il n'y a que le ciel nocturne, immense au-dessus d'elle, plein d'étoiles étincelantes. Et lentement au fond du ciel apparaît un petit point lumineux, qui avance vers nous, Marie regarde le ciel, comme envoûtée. La météorite heurte la Terre, faisant disparaître dans le feu le monde entier. Marie est à nouveau dans la même pièce, chez elle, où la fête de son anniversaire s'était déroulée, Elle réalise que tout ce qu'elle a cru vivre n`a pas existé en réalité. Mais Marie semble complètement transformée. 
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui

Marion Barbeau

CASSE-NOISETTE

Distributions de la Première, 11 mars 2016
Marie - Marion Barbeau
Vaudemont - Stéphane Bullion
Drosselmeyer - Nicolas Paul
Le père - Aurélien Houette
La mère - Alice Renavand
Robert - Takeru Coste
La soeur - Caroline Bance
(de g à d) Aurélien Houette, Alexander Tsymbalyuk, Stéphane Bullion, Arthur Pita, Arnold Rutkowski, Marion Barbeau, Edouard Lock, Alain Altinoglu, Sonya Yoncheva, Alice Renavand, Dmitri Tcherniakov, Elena Zaremba, Nicolas Paul




samedi 20 février 2016

Adieux Benjamin Pech

Tombe 

Benjamin Pech - Tombe

In The Night
Musique - Frédéric Chopin Quatre Nocturnes pour piano op. 27 n° 1, op. 55 n° 1 et 2, op. 9 n°2
Chorégraphie - Jerome Robbins (1970)
Costumes - Antony Dowell
Lumières - Jennifer Tipton
Piano - Ryoko Hisayama
Ballet entré au répertoire de l'Opéra de Paris le 26 novembre 1989

Dorothée Gilbert & Benjamin Pech, Laura Hecquet & Mathieu Ganio, Eleonora Abbagnato & Hervé Moreau

Avec  Dorothée Gilbert  - In the Night 
Le Parc pas de deux "Abandon"  extrait de l'acte III
Chorégraphie - Angelin Preljocaj
Musiques - Wolfgang Amadeus Mozart
Costumes - Hervé Pierre
Lumières - Jacques Chatelet

Eleonora Abbagnato & Benjamin Pech

Avec Eleonora Abbagnato - Le Parc


vendredi 5 février 2016

Jérôme Bel/Benjamin Millepied/Jerome Robbins 5-20 février 2016


Tombe
Conception - Jérôme Bel
Henda Traore et Grégory Gaillard
Sandra Escudé et Sébastien Bertaud
Sylviane Milley et Benjamin Pech
Création
Durée 30 mn


Tombe


La Nuit s'achève
Musique - Ludwig van Beethoven, Sonate n°23 op.57 "Appassionata"
Chorégraphie - Benjamin Millepied
Scénographie - Camille Dugas
Costumes - Alessandro Sartori
Lumières - Madjid Hakimi
Piano - Alain Planes
Création
Durée 30 mn 


Aubane Philbert - La nuit s'achève


Les Variations Goldberg
Musique - Jean-Sébastien Bach
Chorégraphie - Jerome Robbins (1971) réglée par Elyse Borne et Ben Huys
Costume - Joe Eula
Lumières - Jennifer Tipton realisée par Perry Silvey
Entrée au répertoire
Durée 1h20

Les Variations Goldberg



dimanche 6 décembre 2015

Christopher Wheeldon/Wayne McGregor/Pina Bausch 3-31 décembre 2015


Distribution de la Première, 3 décembre 2015

Polyphonia
Musique -  György Ligeti (Pièces pour piano)
Chorégraphie - Christopher Wheeldon (2001)
Costumes - Holly Hines
Lumières - Mark Stanley
Entrée au répertoire de l’Opéra de Paris
Piano - Michel Dietlin, Ryoko Hisayama
Durée: 30 min
Entrée au répertoire

Amandine Albisson, Léonore Baulac, Lydie Vareilhes, Jennifer Visocchi
Stéphane Bullion, Axel Ibot, Germain Louvet, Marc Moreau


Amandine Albisson et Stéphane Bullion

Alea Sands
Musique - Pierre Boulez (Anthémes 2, pour violon et électronique)
Chorégraphie - Wayne McGregor
Scénographie et composition musicale d'électricité pour le prologue - Haroon Mirza/hrm199
Costumes - Gareth Pugh
Lumieres - Lucy Carter
Réalisation informatique musicale Ircam - Andrew Gerzso, Gilbert Nouno
Régie informatique musicale Ircam - Carlo Laurenzi
Ingenieur du son Ircam - Serge Lacourt
Violon - Michael Barenboim
Durée 30 mn
Création

Marie-Agnès Gillot, Laura Hecquet, Léonore Baulac
Jérémie Bélingard, Mathieu Ganio, Audric Bezard, Vincent Chaillet





Le Sacre Du Printemps
Musique Originale - Igor Stravinski
Chorégraphie - Pina Bausch (1975)
Scenographie, Costumes - Rolf Borzik
Lumières  - Madjid Hakimi
Ballet entré au  répertoire de I'Opéra National de Paris le 9 juin 1997
Durée 35 mn
Orchestre de l'Opéra national de Paris
Direction musicale - Vello Pähn

Eleonora Abbagnato, Alice Renavand, Stéphanie Romberg, Muriel Zusperreguy, Aurélia Bellet, Christelle Granier, Séverine Westermann, Letizia Galloni, Emilie Hasboun, Charlotte Ranson, Laura Bachmann, Camille De Bellefon, Peggy Dursort, Katherine Higgins, Lucie Matéci, Ninon Raux
Karl Paquette, Vincent Cordier, Sébastien Bertaud, Aurélien Houette, Nicolas Paul, Alexis Renaud, Daniel Stokes, Simon Valastro, Matthieu Botto, Adrien Couvez, Yvon Demol, Alexandre Gasse, Maxime Thomas,Alexandre Carniato, Francesco Vantaggio, Takeru Coste


Eleonora Abbagnato

vendredi 20 novembre 2015

La Bayadère 17 novembre - 31 décembre 2015


La Bayadère 
Ballet en trois actes
Chorégraphie et mise en scène - Rudolf Noureev d'après Marius Petipa
Livret de Marius Petipa et Sergueï Khoudekov
Musique - Ludwig Minkus, réalisée et adaptée par John Lanchbery
Décors - Ezio Frigerio
Costumes - Franca Squarciapino
Lumières - Vinicio Cheli
Orchestre Colonne, direction musicale - Fayçal Karoui
Production créée pour le Ballet de l'Opéra de Paris le 8 octobre 1992

La description synoptique du ballet se trouve dans l'entrée du ballet du 17 mai 2010 

mardi 10 novembre 2015

Anne Teresa de Keersmaeker : Bartók/Beethoven/Schönberg

Nicolas Paul - Alice Renavand - Stéphane Bullion

Entrée au répertoire de trois œuvres d’Anne Teresa de Keersmaeker dont le précédent Rain n’avait pas fait l’unanimité à l’Opéra de Paris. Mais alors que les Etoiles avaient boudé Rain, sans doute parce qu’elles avaient mieux à faire, on n’en dénombre pas moins de cinq sur scène quasiment tous les soirs. Etait-ce bien nécessaire ? Vraisemblablement non.

Claire Gandolfi - Aurélia Bellet - Camille de Bellefon - Miho Fuji
Quatuor n°4 est la pièce dévouée aux moins gradées, quatre danseuses s’emparant d’une œuvre de jeunesse un peu datée. Esthétique surannée, minauderies et accès de tempérament, si Quatuor n°4 avait pu séduire dans les années 80, il n’en reste aujourd’hui que quelques tics et poses pas très intéressantes, des jeux de regards et de postures qui s’inscrivent difficilement sur la scène de l’Opéra Garnier. Des deux distributions proposées, celle des plus expérimentées Aurélia Bellet, Camille de Bellefon, Miho Fuji et Claire Gandolfi apporte une touche artistique qui donne un certain relief à des passages complètement insipides. Ici, le retour d’Aurélia Bellet sur scène après plus d’une année d’absence prend tout son sens et remet à jour l’image de ce qu’est une véritable artiste.

Adrien Couvez - Stéphane Bullion - Alice Renavand
Grosse Fuge utilise parfaitement la modernité de Beethoven pour une course épileptique à la verticalité, un rapport au sol et à la saltation permanent. Finalement, la distribution étoilée, Alice Renavand, Stéphane Bullion, Karl Paquette, soutenue par deux Premiers danseurs et les contemporanéistes de la troupe apporte ici beaucoup plus de poids à cette œuvre, dansée avec précision, rapidité et ampleur dans une grande assurance mais aussi la maîtrise d’un certain second degré. L’expérience de la scène et de la manière de s’en emparer s’en ressent, plus que par la virtuosité. Les danseurs s’y déploient par groupes sur des phrases musicales alors qu’Alice Renavand ne s’interdit pas de "duetter" avec Adrien Couvez, faisant jeu égal avec la masculinité dominant par le nombre. C’est sans doute la pièce la moins décevante des trois, car malgré sa magnifique scénographie, la Nuit transfigurée se révèle au finish un vulgaire méli-mélo digne d’un roman de gare. 

Adrien Couvez - Stéphane Bullion
La musique de Schönberg n’aide pas, lui qui a tant fait preuve de créativité, livre ici une œuvre de jeunesse bien quelconque et Anne Teresa de Keersmaeker s’engouffre dans une sentimentalité facile parfois à la limite du ridicule. Encore plus que dans Grosse Fuge, les solistes de la troupe y sont sous-employés, Marie-Agnès Gillot qui a été écartée des scènes parisiennes depuis plus d’un an n’ayant quasi à faire qu’un larmoyant solo inaugural qu’elle dévore comme pour illustrer les conséquences d’une cruelle absence. Alice Renavand dans la deuxième distribution y met plus de retenue, mais au finish, c’est Nicolas Paul qui gagne le seul moment dansant de cette pièce dans ses micro-solos introductif et final. 
Cette triple affiche sauvée par Beethoven et la personnalité artistique de certains danseurs reste très anecdotique et somme toute n’apporte rien au répertoire de la compagnie. 

Nicolas Paul


lundi 9 novembre 2015

Anne Teresa de Keersmaeker 22 octobre - 8 novembre 2015


Distributions de la Première, 22 octobre 2015

Quatuor n°4 
Musique- Béla Bartok
Chorégraphie et décors - Anne Teresa De Keersmaeker (1986)
Lumières - Anne Teresa De Keersmaeker et Herman Sorgeloos
Costumes -  Rosas 
Violons - Eric Lacrouts, Christophe Guyit
Alto - Pierre Lenert
Violoncelle  - Cyrille Lacrouts
Entrée au répertoire
Durée : 35 mn

Sae Eun Park, Juliette Hilaire, Charlotte Ranson, Laura Bachman

Sae Eun Park

Die Grosse Fuge 
Musique -  Ludwig van Beethoven, La grande fugue, opus 133
Chorégraphie - Anne Teresa De Keersmaeker  (1992)
Décors - Jean-Luc Ducourt, Jan Joris Lamers 
Costumes - Nathalie Douxfils, Rosas 
Analyse Musicale - Georges-Elie Octors 
Violons - Eric Lacrouts, Christophe Guyot
Alto - Pierre Lenert
Violoncelle - Cyrille Lacrouts
Entrée au répertoire
Durée 18 mn
Alice Renavand, Stéphane Bullion, Karl Paquette, Vincent Chaillet, Florian Magnenet, Nicolas Paul, Adrien Couvez, Alexandre Gasse
 de gauche à droite : Florian Magnenet, Karl Paquette, Stéphane Bullion


Verklärte Nacht 
Musique - Arnold Schönberg, La nuit transfigurée, op. 4, version pour orchestre à cordes
Chorégraphie - Anne Teresa De Keersmaeker  (1995)
Décors- Gilles Aillaud, Anne Teresa De Keersmaeker 
Costumes - Rudy Sabounghi 
Lumières - Vinicio Cheli 
Analyse Musicale - Georges-Elie Octors, Rosas 
Orchestre national de Paris
Direction Musicale-  Vello Pähn
Entrée au répertoire
Durée 30 mn

Emilie Cozette, Marie-Agnès Gillot, Léonore Baulac, Séverine Westermann, Letizia Galloni, Emilie Hasboun, Alice Catonnet, Katherine Higgins
Stéphane Bullion, Karl Paquette, Florian Magnenet, Nicolas Paul, Alexandre Gasse, Takeru Coste

Stéphane Bullion et Séverine Westermann